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 Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]

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Seigneur de la Nuit

MessageSujet: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Lun 16 Nov - 12:57

Quand on a une maladie, un problème de santé important, il est bien normal de passer du temps à l’hôpital. Mais dans un établissement scolaire, l’hôpital se transforme en infirmerie. Les moyens ne sont pas les mêmes, la compétence du personnel non plus, mais pour des inspections de routines, c’est plus que suffisant.

Ces derniers temps, Reinhart avait passé trop de temps à la lumière du jour, ce qui n’était pas indiqué pour son état. S’il n’hésitait pas à fermer les rideaux des salles dans lesquelles il donnait cours, il ne pouvait pas déployer un rideau lorsqu’il devait sortir au grand jour et les couches de vêtements opaques n’aident pas toujours suffisamment. Du coup, s’était-il dit, il serait bien d’aller voir le médecin scolaire pour un check-up.

Le professeur avait pris sur son temps libre, une heure pendant laquelle il n’avait pas cours, pour se rendre à l’improviste chez son médecin attitré, recouvert, comme à son habitude, d’innombrables couches de vêtements, ne laissant apparaître de sa peau que celle de son visage, et d’une épaisse paire de lunettes de soleil.
Lunacy-sensei, le médecin scolaire, était occupé avec un autre élève, lui annonça l’infirmière. Et avant lui, il devait s’occuper également d’une autre élève. Soupirant, Reinhart se dit intérieurement qu’il aurait mieux fait de poser un rendez-vous, ainsi il n’aurait pas eu à attendre et n’aurait pas perdu du temps.
Il se fit introduire dans la salle de repos, transformée en salle d’attente, où patientait déjà une jeune femme qu’il salua d’un simple « Bonjour ». Reinhart la connaissait, il en était persuadé. C’était une de ses élèves. Tandis que l’infirmière tirait les rideaux des fenêtres pour subvenir aux besoins en obscurité de l’enfant de Lune, celui-ci tentait de rappeler ce visage à ses souvenirs. Il ne s’intéressait pas vraiment à ses élèves et de ce fait il ne s’était jamais soucié de faire une association visage/nom, à part pour les membres du club de paranormal qu’il coachait de son expérience et qu’à force d’intérêt il avait appris à reconnaître.

S’asseyant sur l’un des lits de la salle dans la lumière tamisée par les rideaux qui donnait une allure crépusculaire à la salle, il adressa la parole à la demoiselle.
« Vous ici, Asane-kun ? C’est une belle surprise ! »
C’était un pari qu’il avait fait, sur le nom. Sa mémoire lui donnait le trombinoscope scolaire qu’il avait vaguement survolé en début d’année et il n’était pas sûr que ce nom appartienne à cette demoiselle.
« Que vous arrive-t-il pour que vous vous trouviez en ce lieu ? Vous n’avez pourtant pas l’air mal en point. »
Sa surprise et sa curiosité étaient sincère, et son regard, plus que de regarder la jeune femme, regardait surtout ses yeux vairons. Il s’était toujours demandé si ce fait était, chez son élève, dû à une particularité surnaturelle, comme il a pu en entendre parler dans d’autres pays.
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Mozart ? Évidemment que je connais ses dates !

MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Sam 28 Nov - 12:06





Reinhart Von Lichnowsky


Miho Asane

© FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'
Fatality or Destiny.


Il y a certains moments où je me disais que c'était réellement injuste. Pourquoi étais-je née avec une telle  maladie et les autres étaient en aussi bonne santé? L'handicap était grand, encore plus dans ce milieu où chacun devait faire de son mieux. C'était frustrant, terriblement frustrant et je pouvais sentir parfois ma tristesse remontait, comme aujourd'hui.

Allongée dans ce lit blanc où seul le rideau pouvait me séparé de l'extérieur, je sentais l'humidité de mes yeux coulaient le long de ma joue. J'en avais marre. Tomber au beau milieu d'une interprétation. Il n'y avait pas plus énervant, plus décevant. La vie me ôtait ce que je souhaiterais faire. Combien de temps allait-on me punir? Qu'avais-je fait?

Certains jours, celle maladie me faisait rien. J'en avais l'habitude, j'avais compris ma situation. Et je le comprenais. Je m'étais faite à l'idée. Mais ... Quand des situations comme celle-ci arrivait, où j'avais travaillé dur pour faire mon possible, lutant contre ma maladie pour qu'au final celui-ci gagne et fasse tomber tous mes efforts à l'eau, je n'arrivais pas à supporter. Combien de temps est-ce que mon combat allait durer? Sûrement jusqu'à que celui-ci gagne enfin la guerre, ma mort. Un guerre dont je ne pourrait jamais surmonter. Je ne pouvais que repousser cette limite en gagnant quelques combats. C'était tout ce que je pouvais faire.

Mon esprit commençait à se calmer, je respirais fortement, avec de grand coup d'inspiration et d'expiration, pour calmer mes nerfs. Lunacy était occupé avec un autre client et Risa m'avait mit sur le lit en attendant. Mais dans cette état d'esprit, en vrai, je préférais ne pas le voir. Ce qui était idiot vu que c'était lui mon médecin... Mais je ne voulais pas me montrer aussi faible, pas même à lui.

Pendant cette état d'esprit où j'étais mélangé entre le calme et le dégoût, des pas s'approchèrent. J'entendis l'infirmière accueillir ... Professeur Reinhart? Elle lui disait la même chose qu'elle m'avait dit et l'amenait à la salle de repos. J'effaçais rapidement mes derniers larmes qui étaient restés et me tapota les joues. Pas question de me montrer faible !

A son arrivé, il me gracia d'un bonjour dont je répondis avec sourire.

" Professeur Reinhart, bonjour ! "

Au moment où j'allais procéder à dire plus, lui demandant ce qu'il faisait ici, Risa le fit s’asseoir sur le lit adjacent au mien. Parce que oui, bien que normalement le rideau me séparait de l'extérieur, je l'avais laissé ouvert. Or celui du professeur s'était fermé, je regardais donc par dessus ce tissus voyant l'ombre de son silhouette. Au final, il semblait m'avoir reconnu. Sa façon d'ajouter un -kun à mon prénom me faisait toujours aussi étrange, c'était rare qu'ils nous appelaient tout court mais quand c'était le cas, c'était étrangement plaisant. A part ce -kun.

" Oui, pour moi aussi. "

Ma voix sortait légèrement enjouée depuis tout à l'heure. Il était rare de se retrouvait seul avec son professeur. La circonstance ne me semblait pas des plus favorable non plus. J'aurais aimé qu'il me trouve dans une bibliothèque ou dans un autre endroit, pendant mes heures de travail par exemple. Mais, la vie n'était pas aussi simple. Sa prochaine question me fit sursauter. Cette question. Cette question dont je craignais tant, mais dont je ne pouvais m'échapper dans de telle circonstance. Devais-je dire la vérité? Il allait m'entendre de toute façon pendant ma consultation avec Lunacy ... Je savais qu'il fallait dire la vérité, mais mon cerveau se refusait à l'idée. Non... Ne laisse pas mon professeur le savoir ...

" Ah... Oui, je me suis juste évanouie pendant mon cours... J'ai pas dû assez manger.. Haha "

Je fis un petit rire nerveux, grattant légèrement l'arrière de ma tête ou plutôt mes cheveux. Cette action avait tendance à me rassurer, rien qu'un peu. Ma voix était un peu timide aussi. Dans le cours naturel des choses, je lui retournais la question aussi.

" Et vous professeur? Je ne vous vois pas souvent ici. "
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Seigneur de la Nuit

MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Sam 5 Déc - 15:59

Reinhart était sincèrement étonné de voir une de ses élèves à l’infirmerie. Il avait certes déjà rencontré des élèves en se rendant à l’infirmerie, mais c’était rarement des élèves qu’il avait dans ses cours. Ou bien il ne se souvenait pas de les avoir eu dans ses classes. Il n’y a que quelques élèves dont il se souvenait vaguement avoir pu avoir en classes, pour des raisons X ou Y.  Pour Miho Asane, c’était ses yeux qui l’avait marqué.

Elle salua son professeur avec entrain. Celui-ci se demandait ce qui l’obligeait à être ici, puisque de toute évidence, à ses yeux, elle allait bien. Mais, il en était une preuve, le mal n’est pas forcément visible, même si chez lui ça fini toujours par se voir.

La demoiselle semblait partager sa surprise à se voir ici. Le professeur n’avait jamais eu de discussions avec des élèves autres que les discussions des cours, à part, plus rarement, des discussions ayant rapport aux activités du club dans lequel il s’investissait.

C’était assez nouveau qu’il discute avec une élève en dehors de ces cadres-là. L’idée ne le déplaisait pas, elle était même assez mécanique, automatique. Il le faisait sans même y réfléchir. Elle lui expliqua la raison pour laquelle elle était là. C’était assez commun, ça arrivait de temps en temps. Depuis qu’il était professeur, ça était même déjà arrivé pendant son cours.

« C’est malheureux, mais ça arrive. Il faut prendre vos précautions, miss Asane ! Vous devriez emporter des barres chocolatées ou des barres de céréales, au cas où vous vous sentez mal. »

Il ne doutait pas que la demoiselle ait dit la vérité, mais à ce qu’il pouvait voir, ça ne semblait pas être la première fois qu’il lui arrivait ce genre de choses à la vue de son comportement. Un petit rire nerveux et à travers le rideau il pouvait la voir se gratter la tête. Elle lui rendit sa question.

« C’est que nous n’avons du nous rater plus d’une fois. Je suis obligé de venir régulièrement pour un check-up entre autres choses. Je suis atteint d’une maladie rare et très contraignante. » Il rit un peu. « Parfois je suis même obligé de me déplacer jusqu’à l’hôpital, quand ma maladie me donne des conséquences graves ! C’est pour cette raison que parfois vous n’avez pas cours. Entre autres »

C’est sur le ton de la plaisanterie qu’il disait ça. Il avait à présent l’habitude de sa maladie et ne s’apitoyait pas sur son sort. Cependant, il n’avait pas manqué de remarquer que la question de son élève sous-entendait qu’elle venait régulièrement à l’infirmerie.

« Ça vous arrive souvent, de vous évanouir ainsi ? »
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Mozart ? Évidemment que je connais ses dates !

MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Dim 20 Déc - 18:16





Reinhart Von Lichnowsky


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Mon coeur me faisait mal, ma respiration passait mal et ma main serrait le drap, derrière mon dos. C'était mieux que tout à l'heure mais je ne me sentais pas très bien. Pourtant, mon expression ne me donnait pas, je voulais faire la fille en bonne santé en face de lui. C'était idiot vu que j'avais déjà quitté sûrement une ou deux fois son cours à cause de mon état. Il pouvait donc facilement savoir que cela pouvait ne pas être qu'une simple anémie. Mais j'espérais, encore et encore, que le cerveau de son professeur, qui semblait mal se souvenir de ses élèves, oublient aussi ma présence et mes absences, donc je jouais. L'habitude que j'avais de montré un masque dans ces moments semblait porter ses fruits. Il répondit d'un ton assez rassurant, plein d'attention, ce qui avait le don de me faire me sentir un peu mal. Je faisais encore quelques inspirations et expirations cachés pendant que je l'écoutais avant de répondre avec un sourire à peine peiné.

" Oui..! Vous avez raison. Je prendrais mes précautions la prochaine fois. "

Coeur, arrête de frémir et calme toi ... Je t'en prie... Huh... J'espérais que le docteur allait bientôt venir.. Ma tête semblait se chauffer à présent, pas par la fièvre mais comme si elle faisait place à la brume, légèrement tournante. Respire, expire, je l'écoutais après avoir retourné sa question. A ma surprise, le professeur répondit assez honnêtement, dévoilant sa maladie, du moins, pas les spécificités mais... Qu'il possédait, lui aussi, une maladie rare et contraignant, l'obligeant à aller à l’hôpital. Comme poussé par la curiosité ou l'impression qu'un fil s'était lié par une situation similaire, une question s'échappa de mes lèvres tout naturellement.

" Quelle maladie..? "

Je le regardais avec sincérité, presque comme une appel à l'aide sans que ce soit le cas, j'étais juste curieuse avec une teinte d'espoir dont je ne connaissais la provenance. Avant que celui-ci réponde, il avait posé une autre, demandant si mon état faible était régulier. Je baissais timidement les yeux, balançant si je devais exprimer la similitude qu'on avait mais au final, je me tait, continuant sur ce que j'avais dis auparavant. Mes yeux relevaient vers lui, je repris la conversation.

" Assez... C'est un peu "chiant"..? Haha, je ne suis pas douée pour les mots. Mais vous avez peut-être remarquer mes quelques absences avant? "

J'espérais ne pas me donner et pourtant, j'espérais aussi qu'il le découvre. Mais la balance penché plus sur la première. Ne découvre pas. C'était étrange, pourquoi je voulais tellement qu'il ne le découvre pas? Il n'allait pas me dire d’arrêter ou de me ménager, après tout, il avait une maladie contraignante aussi. J'ignorais juste encore laquelle...

" Enfin! Vous connaissez, j'adore mes cours et j'essaye d'atteindre mon rêve. Alors je fais de mon mieux et j'oublie un peu parfois ma santé. "

Un rire se fit à nouveau entendre. Je me sentais pitoyable et je ne savais pas pourquoi. Après un petit soupir, toujours caché par le rideau entre nous, je continuais avec une voix douce, moins énergique qu'à mes habitudes. Je voulais répondre à son inquiétude d'avant, bien que je n'étais pas sûre que ce soit de l'inquiétude ou des mots sur le moment pour aller avec mon malaise, donc par politesse. Mais le minimum, c'était que je montre que j'avais bien entendu ce qu'il avait dit.


" Mais je ferais attention la prochaine fois! "
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Seigneur de la Nuit

MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Jeu 24 Déc - 11:29

Reinhart était-il un mauvais professeur ou juste une personne un peu trop centrée sur ses propres intérêts, oubliant un peu trop que les autres, ce qui ne l’intéressent pas, existent et vivent aussi ? Peu importe la réponse à cette question, il ne remarqua pas l’état dans lequel se trouvait la personne avec qui il discutait.

Mais il songeait, se demandait. S’était-elle déjà évanouie dans son cours ? Il ne saurait le dire avec certitude. En tout cas, il savait qu’il avait déjà eu affaire à des élèves qui devaient quitter son cours pour une quelconque raison. Il n’était pas très regardant dessus et tant que ça ne l’empêchait pas de faire son cours, ça lui était égal.

Elle écoutait ses conseils et ça faisait un peu plaisir à Reinhart. Se sentir d’une quelconque autorité était assez grisant. Décidément, il aimait bien être professeur, ne serait-ce que pour ça. Si elle était si obéissante, si gentille, si dit-il, elle deviendrait sa chouchoute, il la prendrait sous son aile, ou sa cape plutôt. Après tout, elle lui donnait un sentiment de supériorité, il faut bien récompenser ça.

La situation de Reinhart semblait rendre son élève curieuse, au point qu’elle lui demande quelle est sa maladie. Il lui sourit à travers le rideau, un sourire qu’elle ne pouvait pas voir. Que sa maladie suscite de la curiosité n’était pas nouveau. Plus d’une fois on lui avait demandé, et il n’avait jamais caché les détails de sa maladie. Après tout, quel en aurait été l’intérêt ? De ce fait, il répondit à la demoiselle très sincèrement.

« Xeroderma Pigmentosum. C’est le nom barbare que l’on donne à ma maladie. Pour faire simple, ma peau ne supporte pas le soleil. J’ai une probabilité accrue de développer des mélanomes et autres sortes de cancers. Normalement je devrais déjà être mort mais j’ai la chance d’avoir les moyens financiers pour survivre. »

Il avait dit ça en souriant, sur un ton presque joyeux, comme si sa condition n’était qu’une banale affaire d’oranges et de clémentines. En vérité, s’il s’était bien accoutumé à la tristesse de sa condition, il ne pouvait manquer d’avoir un pincement au cœur. Il devrait déjà être mort, mais l’inévitable avait été retardé. Pour combien de temps ? Pas pour longtemps, il s’en doutait, et ça lui faisait peur. Cette peur était facilement lisible dans ses yeux.

Ensuite posa-t-il sa question sur l’état de la demoiselle, à laquelle elle répondit avec un vocabulaire assez familier. Ce genre de façon de parler, il ne s’en formaliser que lorsqu’on lui rendait des devoirs. Dans une conversation courante, il avait l’habitude de l’entendre. De toute évidence, certaines des absences qu’il avait eues dans son cours étaient les siennes. Il ne s’en souvenait pas vraiment. Les noms des élèves, c’est trop à retenir, il a autres choses à penser. Mais il fit comme s’il s’en souvenait, ce qui était à moitié vrai.

« Ah oui, c’est vrai que vous êtes absente de temps en temps. C’est donc de ça dont il était question. Cela me semble un peu trop pour de simples anémies. Peut-être devriez-vous consulter à l’hôpital, si Kiyomitsu-Sensei ne peut que vous déceler ça. »

C’est sincèrement qu’il s’inquiétait pour elle. C’était assez rare de sa part, mais dans les conditions exprimées par la demoiselle, il sentait qu’une maladie plus grave était derrière sa santé physique. C’est ce genre de chose desquelles on peut mourir facilement. Elle disait oublier sa santé pour ses cours et il pouvait le comprendre. Lui-même s’oubliait lorsqu’il s’agissait de sa passion.

« Je ne peux que vous comprendre. Je suis également du genre à oublier ma santé lorsque j’ai un but. »

Au fond de lui il se sentait l’envie de la soulager moralement. De plus, il se sentait inexplicablement une similitude avec elle. Ce serait bien la première fois qu’il commencerait à apprécier vraiment un humain.
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Mozart ? Évidemment que je connais ses dates !

MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Dim 13 Mar - 16:05





Reinhart Von Lichnowsky


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Boum boum. Un tambourin retentit dans mon cœur à ses paroles. Il devrait déjà être mort. Comme moi.... Mes battements me faisaient mal. Me donnaient envie de pleurer. Pourquoi... Pourquoi ... Je, je pensais pourtant que cela ne me faisait à présent rien. Alors pourquoi l'entendre me faisait tant d'effet. Je ne pouvais me cacher davantage. J'avais essayé d'oublier et la réalité revenait. A présent que meme la douleur ne pouvait me le rappeler. J'allais bientôt mourir, la vérité était à nouveau là .... Sans le vouloir, ma voix tremblât en voulant répondre.

" Je-je.. vois. "

C'était les seuls mots que je pouvais prononcer avant d’être complètement muette. Mon coeur battait douloureusement, des gouttes de sueurs coulaient le long de mon front et ma respiration me faisait mal. J'avais chaud.
Doucement mes mains qui serraient le drap se détendirent et je m'allongeai sur le lit, l'écoutant à moitié consciente. Je voulais lui répondre mais ma bouche ne bougeait pas et je ne pouvais que l'écouter pendant que mon regard se portait au plafond blanc, essayant de calmer mes nerfs, mon poul, mon stress.

Après quelques minutes silences suivant ses dernières paroles, j'essayai d'éclairer à nouveau ma voix. Ma tete devenait de plus en plus brouillait. Le sang coulait trop vite dans mon corps sans pouvoir se calmer.

" Je..... L'hopital ne peut rien faire pour moi. "

Qu'est-ce que.. Je disais? Arrete toi Miho, arrete toi...! Ne te dévoile pas, pas après tout ce temps.

" Je... "

Les mots restaient dans ma gorge alors qu'il ne voulait que sortir. Tout comme mes larmes qui brûlaient dans mes yeux, demandant à partir.
Finalement, je ravalai mes paroles, fermant mes yeux puis souris, m'abandonnant à ma douleur.

" Le docteur de cet établissement me suffit.. "

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Seigneur de la Nuit

MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Ven 18 Mar - 19:28

La voix de l’élève semblait tremblait lorsqu’il lui parla de sa maladie. Pour quelle raison ? La seule qui lui venait en tête était la pitié. Lorsqu’il parlait de sa maladie, Reinhart était souvent sujet à la pitié. Bien sûr, quelqu’un qui a autant de chance que lui de mourir, ça ne peut qu’attiser la pitié. Mais cette pitié, il n’en avait pas besoin. Ce n’était pas ça qui l’aiderait à vivre plus longtemps. Tout ce qui pourrait l’aider, c’était rester confiner dans l’obscurité, mais ce n’était pas une vie. Et surtout, ce n’était pas celle qu’il avait choisi. Il avait préféré tenter sa chance en plein jour, tenter de vivre en vampire maudit par les rayons du soleil.

Mais rapidement, il remarqua que ce n’était pas la pitié qui faisait trembler la voix de la jeune femme. Alors qu’il terminait de parler, il remarqua, grâce aux ombres à travers le rideau, qu’elle s’était allongée sur sa couche. Elle devait se sentir mal, reliquat de l’évanouissement pour lequel elle était ici. S’était-elle à nouveau évanouie ? Il se le demandait, car elle ne disait plus rien. Lui-même garda le silence.

Aussi fut-il surprit de l’entendre à nouveau. Le regard, qu’il avait fait dériver vers la provenance des rayons solaires, se retourna à nouveau brusquement vers l’élève. De toute évidence, à sa réponse, il put déceler qu’elle savait très bien de quoi retournait sa maladie. Cependant elle ne souhaitait pas en parler. Il respectait ça. Il ne lui poserait pas de question supplémentaire, car après tout, ça ne le regardait pas. Seulement se disait-il que sa maladie devait être bien grave pour que l’hôpital se retrouve ainsi incompétent.

Encore une fois garda-t-il le silence. Il pensait. L’hôpital n’avait, pour lui, que pour but de lui éviter une mort trop rapide et douloureuse, mais elle ne lui éviterait pas la mort. C’était pour cette raison qu’il était à la recherche d’un moyen bien au-delà de la science et de la médecine pour le faire vivre, un moyen dont la mention ne subsiste que dans les légendes.

« Vous savez, Asane-kun, il y a d’autres moyens que la médecine moderne. Si celle-ci est inefficace, il vous faudrait peut-être chercher dans la médecine ancestrale, voir dans les remèdes oubliés, comme l’Elixir Vitae. »

S’il était persuadé de son existence, nombreux étaient ceux qui s’étaient moqués de lui. Bien entendu il n’en prêtait aucune attention, préférant continuer ses recherches plutôt que de s’acharner à faire croire le contraire, ce qui n’était pas dans son caractère. Cet Elixir de Vie, il était persuadé que s’il existait, autant lui que cette demoiselle en bénéficierait. S’il pouvait le trouver, il le ferait partager à ceux qui en avaient besoin, comme elle.
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MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Jeu 12 Mai - 19:49





Reinhart Von Lichnowsky


Miho Asane

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La douleur brûlait en moi, faisant vibrer chacun de mes nerfs, de mon cœur; le sang bouillonnait. J'avais du mal à respirer, mon regard se troublait. Je voulais pleurer mais je n'arrivais pas. Dans ces moments, je me demandai pourquoi je vivais encore. Tout ce qu'on veut, quand on ressentait ça, c'était de s'arracher le cœur et arrêtait cet enfer. Mais..... Je ne pouvais pas. J'avais un rêve à réaliser à présent. Je ne pouvais pas abandonner.

Pourtant.. Pourtant.... Qu'est-ce que ça faisait mal! Pourquoi... Pourquoi la vie pouvait elle être aussi cruelle. Cette maladie de coeur... Où même une espoir de greffe n'était pas possible, où je pouvais compter les lendemains mais pas les semaines à venir. Où même mon rêve pouvait s'éclater en mille morceaux sans crier gare. Je détestai ça. Je détestai ça et pourtant, je ne le faisais pas paraître. J'avais horreur du pitié, je voulais vivre comme une personne normale, rire comme eux, m'amuser, avoir un objectif, un avenir....

Ma gorge se serrait pendant que je sentais ma mort s'approchait. Et.. Pendant que j'entendis une voix s'éloignait, sans pouvoir l'entendre que doucement, ma conscience partit avec. Un calme.. Une finale sérénité... La délivrance... Tout devenait noir.

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Ma tête était lourde, je peinai à ouvrir mes yeux tellement mon corps semblait inerte. Pourtant, ma respiration, elle, avait reprit son cours normal, laissant l'air traversait mon corps avec un puissant bien-être. Cela me rassurait, me donnait le sourire. J'étais vivante. Le médecin était venu à temps. Enfin, mes larmes coulèrent légèrement de soulagement.

Je bougeai un doigt, puis les autres avant de doucement reprendre le contrôle de mon corps. C'était difficile, il était tout engourdit par la douleur et le sommeil. Heureusement, je n'avais plus mal. Il m'avait sans doute administré ma dose habituelle en cas de crise. J'espère ne pas l'avoir fait trop peur.

Lentement, mes yeux s'ouvrirent à leur tour et ....

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Seigneur de la Nuit

MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Ven 13 Mai - 15:00

Quelque chose n’allait pas. Reinhart ne l’avais pas remarqué tout de suite. Dans son égoïsme et son manque de considération pour autrui, il avait continué de parler, expliquer ses rêves et espoirs, sans remarquer le malaise de son interlocutrice. Mais elle ne répondait pas. Et il se demandait si ce n’était que parce que ce qu’il disait ne l’intéressait pas ou si elle s’était endormie. Se demandant ce qu’il en était, il écarta doucement le rideau qui les séparait, timidement, ne souhaitant pas trop la déranger. Il se figea en voyant le visage de la demoiselle, tordu de douleur et se précipita à ses côtés en appelant le médecin à grands cris.

Ce qui s’était passé ensuite, le professeur en avait été exclu. Mais pour une fois, pour la première fois, il s’était vraiment inquiété pour quelqu’un. On l’avait demandé de revenir une autre fois, pour sa consultation. Mais il avait insisté, il voulait être présent, être là dès que miss Asane serait mieux. On l’avait laissé à l’extérieur de l’infirmerie et il était resté là, faisant les cents pas, plus inquiet que jamais.

Il n’avait pas la moindre idée de ce qui s’était passé, de la gravité de l’état de son élève, mais il voyait tout de même que c’était extrêmement grave. Peut-être aurait-elle pu mourir ? C’était la première fois qu’il était confronté à ce genre de situation et en était impressionné. Il s’en voulait aussi. Il s’en voulait de ne pas avoir vu son malaise plus tôt. Combien de temps il resta dans ce couloir à réfléchir ? Il n’en savait rien et ça lui était égal. Il éprouva un vif soulagement lorsqu’on vint voir s’il était toujours là et l’introduire auprès de la demoiselle encore inconsciente.

Le soulagement se voyait sur le visage du professeur, autant que le calme sur le visage de la jeune femme. Il pouvait voir qu’elle allait mieux mais s’enquit quand même de sa santé auprès des responsables de l’infirmerie, de qui il apprit la maladie toute particulière de celle-ci.

Il s’installa à ses côtés. Il se sentait beaucoup plus proche d’elle, maintenant. Une sympathie pour son élève se faisait sentir dans sa coeur. Première fois depuis sa naissance, il ressentait de la sympathie pour quelqu’un, et même une profonde inquiétude, une grande attention. Voir cette demoiselle souffrir ainsi ne le motivait que davantage pour trouver cet Elixir Vitae. Bien sûr, s’il le trouvait, il ne le garderait pas pour lui, il le partagerait pour que d’autres puissent guérir, puissent vivre.

Pendant tout ce temps, il resta au chevet de son élève, l’observant, réfléchissant surtout, se sentant extrêmement impuissant. Il ruminait ses pensées, se sentant coupable de ne pas avoir vu son état plus tôt.

Puis elle ouvrit les yeux, au grand bonheur de Reinhart sui lui sourit. Il ne savait pas trop quoi dire. Après quelques secondes, il lui parla à voix basse.

« Vous allez mieux ? Vous m’avez fait une sacré frayeur, Asane-kun. »
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MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Mar 12 Juil - 21:41





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Un ange était tombé du ciel. Des cheveux blancs comme neige, des yeux en or... Il semblait m'accueillir pour le rejoindre, allais-je finalement mourir dans la paix? Même si je n'avais pas accompli mon rêve au final... J'y ai travaillé, j'avais pu vivre une vie comme les autres, certes courte mais amusante... J'avais l'impression... De ne plus avoir de regret, de pouvoir rejoindre l'au-delà dans la quiétude, accompagné de cet être de lumière. Cette vision irréelle, cette tranquillité que je ressentais se réveillant soudainement quand le flou se dissipa pour faire apparaître un professeur inquiet avec des vêtements style gothique, vampirique où les sourcils semblaient se rejoindre par l'inquiétude qu'il éprouvait.

La stupeur, frayeur que j'éprouvais bougea automatiquement mon corps pour faire un bond. Or, il ne pouvait pas. Tout ce que je ressentais était donc mon coeur qui battit par la surprise de cette apparition et des tiraillements et picotement du non-action de mon corps qui voulait se lever. Il fallait que je réagisse...

Il était au courant... Quelqu'un était au courant....!

Sa voix douce semblait vouloir me calmer, mais une tempête faisait rage, des rougeurs apparaissaient sur mes joues. Une honte inexplicable, une envie de pleurer, une trahison, ... Tout ce temps que j'avais essayé de cacher, le professeur venait de le découvrir... Et ce sentiment d'avoir failli céder à la maladie, tout cela tournait en moi jusqu'à me donner envie de vomir. Sauf que cette fois, c'était bien seulement psychologique et non physiologique...

J'essayais de me lever, avec lenteur, le regardant avec inquiétude. Il fallait que j’éclaircisse la situation et très vite! Après avoir réussi à mettre mon dos sur le coussin, contre le mur, je lui fis un petit sourire nerveux, complètement différent de ceux pleine de vitalité que je montrais d'habitude.

" M-monsieur Lichnowsky "

Non, non, je devais l'appeler professeur! Huh, calme toi, calme toi... Mon cœur s'emballait, heureusement qu'il ne me faisait pas mal mais c'était bizarrement pénible. Je secouais négativement la tête pour essayer de me réveiller, mais le même sourire refaisait surface en essayant de lui répondre.

" O-oui désolé, j-je vais bien. "

Mon regard s'était déjà posé sur ma couverture, je ne pouvais le regarder. Mes joues rougissaient, je ne voulais pas qu'il sache, faites qu'il ne sache pas... Je devais savoir. Doucement, avec courage, je relevai mes yeux agités.

" E-ehm... Etes...Etes-vous au courant? "

Pitié...


Dernière édition par Miho Asane le Mer 14 Sep - 19:04, édité 1 fois
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Seigneur de la Nuit

MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Lun 18 Juil - 12:21

Comment pouvait réagir ce professeur quant au malaise de son élève ? Il n’avait jamais connu ça, il n’avait jamais rencontré personne qui possédait un mal aussi important. Personne d’autre que lui. Même si leurs maux étaient différents, Reinhart se sentait étrangement proche de miss Asane, après avoir appris qu’elle pouvait souffrir de manière aussi importante.

Alors qu’elle essayait de se redresser, de se lever, le jeune homme l’y aida, plaçant son oreiller de façon à ce qu’elle puisse se caler contre lui dans son lit. Elle semblait inquiète, ce qui intrigua Reinhart. À ses yeux, elle n’avait aucune raison d’être inquiète, c’était plutôt à lui d’être inquiet. Miho sourit, il lui sourit en retour, déstabilisé.

« Doucement, ne vous redressez pas trop vite. »

Lorsqu’elle l’appelle « monsieur » au lieu de « professeur », il ne relève pas. Après tout, elle était convalescente et venait à peine de se réveiller, elle ne devait pas avoir les idées tout à fait claires. Et puis, ce n’était pas très grave. Ce n’est pas comme s’il tenait absolument qu’on l’appelle « professeur ». Enfin, si, un peu quand même.

Elle ne le regardait pas, comme si elle n’osait pas, comme si le fait qu’il l’ait vu dans cet état était une honte indescriptible à ses yeux. C’était étrange pour le professeur qui n’avait jamais caché sa propre maladie. Mais elle disait qu’elle allait bien. C’était tout ce qui importait. Alors qu’à elle, c’était qu’il ne soit pas au courant qui l’important.

Doucement, il prit une des mains de la jeune fille dans les siennes et la regarda avec un sourire se voulant bienveillant, même s’il était difficilement capable d’arriver à faire un tel sourire. La façon dont il lui répondit était un peu sèche, directement, mais on pouvait déceler l’inquiétude dans sa voix.

« Je suis au courant. Le médecin scolaire n’a rien pu me cacher, j’insistais trop. Mais, vous savez, si vous souhaitez que je n’en parle à personne, je n’en parlerais à personne. »

Si elle ne le souhaitait pas, il ne le ferait pas. Sans cela, il risquait d’en parler, par hasard, au détour d’une conversation. N’ayant aucun sens de la vie privée, de ce qu’il faut ou non dire, il n’était pas capable de juger des informations à ne pas divulguer.

« Mais… Vous pouvez vous confier à moi. Nous partageons… disons… le même destin. Vous comme moi finirons probablement par mourir bien avant tout le monde. Ce n’est pas joyeux comme lien, mais c’est celui que nous partageons bien malgré nous. »

Il sourit, timidement, comme s’il se moquait un peu. De qui se moquait-il ? On ne pouvait pas le deviner, mais il se moquait de lui-même. Lui qui n’avait jamais été vraiment un professeur espérait que cette jeune femme accepte de lui faire confiance quant à sa maladie. Il estimait que c’était quelque chose qu’il pouvait faire pour elle, être une personne avec qui discuter de sa maladie, de ses craintes…
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MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Mer 14 Sep - 19:40





Reinhart Von Lichnowsky


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Quelle idiote... Lui demander s'il était au courant... C'est comme lui cracher "j'ai un secret !" Quelle idiote franchement. J'en rougissais de cette stupidité. Je n'étais pas douée. Je n'ai jamais été douée pour mentir... Je voulais être honnête. Mais... Comment être honnête quand je voulais me cacher, éviter la pitié d'autrui, vivre normalement ? J'étais désorientée, je ne savais plus quoi en penser. Personne n'avait découvert mon secret, personne, personne à part notre infirmier, ma famille et les hôpitaux que j'ai fréquentés, personne. On avait toujours réussi à dissimuler. Toujours. Depuis que j'avais vu ce que ça faisait à autrui quand ils connaissaient ce qu'il m'arrivait. Même à l'hôpital, quand tu allais dehors pour t'amuser, s'ils connaissaient ce que tu avais, ils vont te traiter obligatoirement différemment, plus tendre parfois, plus discret, une peur infaillible d'empirer ta situation et cela se finit irrémédiablement par une séparation, une distance dont je ne pouvais rapprocher. J'avais peur, peur que ça se répète, peur qu'on allait me voir à nouveau différement. Je ne voulais vraiment pas ça, absolument pas. ABSOLUMENT PAS ! S'il vous plaît, laissez moi vivre ma vie normalement, à fond, laissez moi vivre ma vie avec le peu de temps qu'il me reste...! Mes yeux s'étaient fermés fermement, priant au bon dieu de l'exaucer.

Doucement, des mains patientes, attrapèrent les miennes, me forçant à ouvrir docilement les yeux vers lui, presque larmoyantes. Son regard inquiet me perça, me faisant frissonner, me donnant envie de pleurer encore plus. Encore, encore de l'inquiétude, ne pouvais-je générer rien d'autre que de l'inquiétude envers autrui ? Mais ... Étrangement, j'étais aussi un peu plus calme. Sa chaleur qui se propageait par ses doigts me faisaient du bien, sa présence par ses difficultés me soulageaient. Pourtant, mon cœur continuait de battre, encore et encore....
Sa voix s'éleva enfin, prononçant les mots interdits. "Je suis au courant ". Boum boum, le son résonnait profondément en moi, l'affolement montait violemment. J'ai peur... J'ai peur ! Je voulais pleurer, mon visage ne pouvait plus trahir ce que je ressentais, il s’effondrait de douleur, de peur, de tristesse. Ce secret qu'on venait de percer, qui aurait su que cela me donnerait autant d'effet, après tous ces efforts que j'avais entrepris pour le garder. Rein' essayait de me réconforter, par sa voix réconfortante, son sourire doux, ses paroles que je buvais un par un, à chacunes de mes larmes.

" S'il-..s'il vous plait. "

C'était ma réponse. S'il vous plaît, s'il vous plaît, ne le dites à personne. Laissez mon coin de paradis, mon seule oasis que j'aurais dans cette vie. Mais... Je n'étais pas la seule. Je le savais bien. Cher Professeur, il avait lui aussi une voix légèrement tremblante, renforçant le lien meurtrier qu'on avait ensemble. Je n'étais pas seule. Que pouvait-il ressentir à me voir dans un tel état ? Pas bien, surement. Après tout, on était tous les deux près de la porte, la porte nous menant à la mort. On s'accrochait, tant bien qu'on pouvait à la vie. Je remontais finalement mon regard vers lui, décrochant finalement un sourire sincère, quelques larmes toujours sur mes yeux.


" Oui. "

Je séchai finalement mes dernières larmes avec le revers de ma main puis pris une grande inspiration et expiration pour remettre de l'ordre dans mon esprit, dans mon état, dans mon cœur. J'avais pu, me libérer, un peu, de ces chaînes par ses pleurs. Et.. Peut-être par le fait que le secret fut finalement dévoilé par une personne, une personne qui partageait le même destin. Je réessayai de bouger légèrement, prenant le médicament, une nouvelle fois, sur la petite table de chevet avec un verre d'eau. L'eau et la pastille se glissèrent rapidement avec un petit gloup et je souffla à nouveau un petit coup, reprenant du poil de la bête. Pourtant, je ne disais rien, laissant le silence s'imposait.
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MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Mer 14 Déc - 17:32

Le professeur voyait que son élève était au bord des larmes. Il espérait pouvoir la réconforter avant que ça n’empire de trop, qu’elle fonde en larme réellement. Si ça arrivait, il ne saurait pas quoi faire. Déjà qu’il ne sait pas quoi faire avec une personne qui ne pleure pas, avec une personne en pleurs, il serait totalement perdu, encore plus qu’il ne l’était actuellement en voyant le visage effondré de la jeune femme.

Au moins, elle lui demandait de garder son secret. Et il le ferait. D’accord, ce professeur n’a aucune conscience de ce qu’est la vie privée, mais au moins il sait ce qu’est un secret. Il sait que ce qui doit rester secret ne doit pas être divulgué. Et il ne divulguerait rien. Son état n’était pas secret, il ne le cachait pas même s’il n’en parlait pas non plus. Mais il pouvait comprendre, vaguement, que d’autres puissent ne pas vouloir que leur état de santé soit connu par tous.

Il hocha la tête, confirmant ses intentions.

« Je ne dirais rien à personne. »

Puis, lorsqu’il lui dit qu’elle pouvait se confier à lui, lui disant qu’ils partageaient un destin commun, elle l’approuva, le reconnu. Si elle ne se confiait pas immédiatement, Reinhart était pourtant ouvert à tout ce qu’elle pourrait lui dire, maintenant ou une fois prochaine.

Il la regarda se calmer, prendre son médicament, dans le silence. D’habitude, il n’avait rien contre le fait qu’un silence s’installe. Ça ne le mettait jamais mal à l’aise. Cette fois, cependant, il se sentait l’envie, le besoin de parler. De parler de ce qu’il ressentait à rencontrer quelqu’un comme lui.

« Vous savez, c’est la première fois que je rencontre quelqu’un qui, si vous ne partagez pas la même maladie que moi, vous en subissez des conséquences similaires et surtout, une ultime épée de Damoclès au-dessus de notre tête, prête bien trop tôt à frapper. »

L’émotion pouvait s’entendre dans sa voix. Cette émotion, s’il la distinguait lui-même, il ne savait pas mettre un nom dessus. Mais cette émotion lui donnait envie de parler, de lui faire comprendre… Quoi, il ne savait pas, mais il voulait qu’elle comprenne à sa place au moins.

« Je crois que ceci nous rapproche d’une certaine façon et je suis heureux de vous avoir rencontré, d’avoir rencontré quelqu’un qui peut comprendre plus que n’importe qui ce que je peux ressentir. Vous entre les autres pouvez comprendre pourquoi je cours autant après ce que tout le monde appelle « des chimères ». »

Des larmes lui venaient aux yeux et lorsqu’il le remarqua, il s’arrêta soudainement de parler, passant une main au coin de ses yeux avec surprise. C’était rare qu’il ne pleure, qu’il soit aussi émotif. Son coeur battait plus fort qu’il n’en avait l’habitude. Il se sentait un peu déboussolé.
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Mozart ? Évidemment que je connais ses dates !

MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Sam 17 Déc - 21:27





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Le silence s'était installé. Je ne savais pas si je devais être heureuse que le sujet s'arrêtât à ce moment présent ou si je devais être mal à l'aise. Cette situation m'avait rendu confuse, j'étais bouleversée, jusqu'à ne savoir que ressentir. Reinhart, était-il un ange ou un démon? Un sauveur ou un dévastateur qui allait m'emmener encore plus profondément à l'enfer des douleurs? Je ne savais pas.

En revanche, je lui faisais confiance. Son "je ne dirais rien à personne", j'y croyais. Plus fort que jamais. C'était peut-être par espoir, mais j'y croyais. Ce n'était même pas une question d'y vouloir ou pas, c'était un fait et je le croyais. Rien que cette petite phrase de confirmation m'apportait soulagement et chaleur.

Le médicament prit, la respiration se stabilisant, j'entendis finalement le son de sa voix. Mais au lieu d'être réconfortante en mettant enfin une fin à cette conversation douloureuse, il s'y remettait : il... Approfondissait notre lien, notre lien cruel. Un lien qui unissait deux personnes mourantes, c'était triste, tellement triste. Et cette comparaison, l'épée de Damoclès qui pendait sur nos têtes, était tellement douloureuse car tellement vraie. Je ne voulais pas de cette comparaison, je voulais fuir.

Oui.. Au final, j'étais une personne bien faible. Je pensais avoir passé outre, chercher mon rêve tout en connaissant parfaitement ma maladie. Courir après mon rêve, car je savais que j'allais mourir... Et pourtant, et pourtant! Me voilà à vouloir fuir, à recaler cette partie de moi. Cette paix, ce bonheur m'avaient envahis et maintenant, j'avais peur. Peur de mourir et de tout perdre à nouveau. Quelle faiblesse. Cela faisait mal... Car je savais que je ne pouvais me cacher. Reinhart me le rappelait. Mes larmes précédemment versées me retraçaient. Je ne pouvais perdre de vue ni mon rêve éphémère, ni ma maladie funeste.

Soudainement, des gouttes coulaient une à une sur ses joues. Je remarquais enfin les larmes qui s'étaient formées, sa faiblesse, sa solitude, l'émotion qu'il éprouvait ce moment même, qu'il criait par les cordes de sa voix. Tout ceci fit vibrer mon intérieur et sans y penser, mon corps se mit à bouger de l'avant, sans faire attention à son état. Je lui pris la main, le serrant fortement, l'émotion débordait, par ma peau, mes yeux, ma voix tremblante. J'essayai, j'essayai de parler, de faire passer le message que je souhaitais. Je n'étais... Certes pas forte pour les paroles, mais, mais je devais parler.

" Je suis avec toi ! "

J'avais crié, sous le coup de l'émotion, sans le vouloir et je savais que ce n'était pas exactement ce que je voulais dire. Mais, je ne savais que faire, que dire, l'émotion était tellement forte, tellement présente!

Brusquement la porte claqua, faisant entrer l'infirmier de l'établissement.

" Que se passe-t-il?! "

Il voyait avec surprise mon état. La sensibilité que j'éprouvais. Je lâchai rapidement ma main de Reinhart pour pas que le médecin ne le voit et était soulagé qu'il ne puisse voir l'état du professeur car celui-ci était de dos.

" Miho, tu vas mieux? "

Je hochais de la tête avec un sourire cachant la lourde conversation pleine de sens que je venais d'avoir avec Monsieur Lichnowsky pendant qu'il s'approchait.

" Oui ! "

J'avais repris mon masque sous les yeux de Reinhart. Cela semblait... Étrange à présent. Plus fausse qu'avant. Je voulais continuer de lui parler et je remarquais inexorablement sa présence à travers celui de l'infirmier. J'avais peur que cette interruption allait lui faire partir sans que je puisse continuer ce que je voulais dire. Mais... Je ne savais pas comment empêcher les événements de se passer. Allait-il rester en donnant une raison ou allait-il partir pour que je puisse me reposer et lui aussi?

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MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Mer 21 Déc - 14:25

D’habitude, Reinhart n’en avait cure qu’on lui fasse confiance ou non. Mais cette jeune élève le touchait plus que n’importe qui d’autre sans même qu’il ne s’en rende compte. Il voulait qu’elle lui fasse confiance, qu’elle se confie à lui si elle s’en sentait l’envie, qu’ils soient amis en quelque sorte, ce qu’il n’avait jamais ressenti pour quiconque avant ça. Alors qu’il lui dise qu’il ne révélerait  pas son secret n’était pas des mots en l’air et il souhaitait être cru même s’il ignorait totalement si c’était le cas.

Bien entendu, la demoiselle ne semblait pas avoir l’air particulièrement bien aux paroles du professeur mais celui-ci ne le comprenait pas, ne le percevait pas. Il ignorait qu’il aurait mieux fallu qu’il se taise. Mais même s’il s’en était rendu compte, se serait-il tu ? Probablement pas. L’enfant de Lune avait besoin de parler de ça à quelqu’un qui avait des problèmes similaires. Il avait besoin de savoir qu’il n’était pas seul dans ce cas, pas le seul à devoir mourir trop tôt.

Ces larmes qui avaient surgit par surprise, ses larmes, lui donner un air un peu pitoyable, un air d’enfant perdu que jamais personne n’a su, pu ou voulu consoler. Mais maintenant, il n’était plus seul. Même si Miss Asane avait souhaité ne pas entretenir de relation au-delà d’une relation élève/professeur avec lui, ça lui aurait quand même suffit.

Cependant, la jeune mourante n’exprimait pas de rejet. Absolument aucun. Au contraire, elle prit la main du professeur, ce qui lui insuffla un léger mouvement de recul, surprit, et dit qu’elle était avec lui. Pour seul réponse, il ne sut que la regarder avec des yeux ronds et emplis d’émotion, surprise, gêne, tristesse et gratitude intense, le tout mélangé dans un méli-mélo jamais encore ressenti par le cryptozoologue.

Il cherchait quoi dire, quoi répondre, ouvrant et refermant la bouche comme un poisson hors de l’eau, quand la porte s’ouvrir. Reinhart l’entendit plus qu’il ne la vu, ne se retournant pas, ne voulant pas montrer ses larmes au nouveau venu. Mine de rien, il avait sa petite fierté et il n’y avait pas besoin que le médecin remarque ses pleurs. Alors pendant la discussion, il resta dos au médecin, s’essuyant le visage de ses gants pour cacher ses larmes.

Peut-être ferait-il mieux de partir ? Il n’en avait pas envie. Il voulait discuter davantage avec la demoiselle. Mais il se rappelait qu’elle n’était pas au mieux de sa forme et savait d’expérience que les malades devaient se reposer. Finalement, le professeur prit la main de la malade et lui sourit.

« Je vais vous laisser vous reposer. Cependant, j’aimerais beaucoup que nous reprenions cette discussion plus tard. »

Il ne parti pas tout de suite, gardant sa main dans la sienne, attendant sa réponse. Le temps leur était compté à tous les deux. Qui sait s’ils auraient l’occasion de continuer cette discussion une fois suivante ? En son for intérieur, il ne souhaitait qu’une chose : que la demoiselle lui propose de rester.
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MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Dim 29 Jan - 13:38





Reinhart Von Lichnowsky


Miho Asane

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Mon cœur battait. Le souffle électrisant, je continuais à sourire à l'infirmier pour ne rien laisser paraître. Je savais qu'il allait venir, mettre fin à ma discussion avec le professeur. C'était .. La première fois que je n'appréciais pas sa venue. Bon, d'habitude non plus, il me rappelait trop le fait que j'étais malade, mais.. Il était aussi une source de soulagement. Avec lui, ça passait, je savais que j'allais rester en vie. Encore un peu. Encore un peu. Je tenais à ce petit fil qui me tenait ici-bas et il en était un des piliers. Pourtant, à ce moment précis, j'aurais préféré qu'il ne soit pas là. C'était.. Étrange. Je n'avais encore jamais ressentit ça.

Je voulais retourner mon regard vers Reinhart, reprendre notre discussion. Mais la présence de l'infirmier m’arrêtait et son sourire me donnait une mauvaise conscience.

" Tant mieux. "

Je continuais à sourire, voyant les pas de l'infirmier s'avançait doucement. Il semblait hésiter. Il savait surement que je parlais avec le professeur ou, hésitait tout simplement à nous déranger.

Cet instant, lent et anxieux se stoppa d'un coup, une chaleur se propagea sur ma main, prit par le professeur sous ma surprise. J'en avais oublié presque sa présence, me concentrant sur l'arrivé presque non-voulu de l'infirmier. Non, ce n'était pas que j'en avais oublié réellement sa présence, je le sentais, à côté de moi, et je voulais parler, dire ce que je ressentais, mais c'était justement mes paroles qui s'étaient avalé et dont je ne savais plus que dire.

« Je vais vous laisser vous reposer. Cependant, j’aimerais beaucoup que nous reprenions cette discussion plus tard. »

Je remontais enfin mon regard vers lui, légèrement étonnée, légèrement attristée mais cela n'a duré qu'une seconde pour que je reprenne un sourire, un peu plus honnête.

" Ok, à la prochaine fois professeur."

La prochaine fois... Oui, la prochaine fois, si on le pouvait. J'avais un goût amer et retrouvais la peur que j'avais perdue, oublié pendant un moment. Allait-on se revoir? Prions pour qu'on reste en vie, encore une journée, encore un lendemain et un après-demain. L'infirmer arrivait finalement à nos côtés aussi, touchant mon front pour voir mon état.

" Ok tu as l'air vraiment d'aller mieux, repose toi Miho. "

Je pris un air légèrement offusqué, cachant toujours mes ressentis. À croire que je pourrais devenir une actrice!

" Mais je voulais l'avez dis ! "

Un autre sourire et un très mauvais goût dans la bouche. Je me dégoûtai, mais je ne savais que faire autrement. Il se retournait enfin vers le professeur, regardant son état avec une bonne complicité.

" Tu voulais me voir aussi non? Que puis-je faire pour toi? "

Je regardai le professeur, oubliant qu'il était venu lui aussi à la base, surement pour voir le médecin.

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MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   Ven 24 Mar - 18:13

Le professeur aurait voulu rester auprès de son élève malgré le fait qu’elle doive se reposer. Il aurait bien aimé qu’elle lui demande de rester, mais elle ne dit rien et il cacha sa déception derrière un sourire se voulant bienveillant. Bienveillant ? Le professeur Reinhart von Lichnowsky-Werdenberg ? C’est difficile à croire mais en cet instant, le professeur n’était pas aussi indifférent aux humains qu’il l’était d’habitude, comme s’il s’était véritablement prit d’affection pour cette jeune femme.

Alors qu’elle le saluait, le pas-si-jeune homme retira sa main de celle de l’élève et se leva de là où il était assit, prêt à quitter l’infirmerie. Miss Asane semblait agacée lorsque l’infirmier commenta son état et en lui-même, il ne pouvait que la comprendre. Avec sa maladie, il était lui également souvent victime de ce genre de phrases par rapport à son état de la part du personnel de santé.

Mais cette rencontre avec l’élève avait fait oublié au professeur la raison de sa présence ici. L’infirmier, cependant, n’avait pas oublié qu’il avait souhaité le voir. Pendant un instant, il dévisagea l’infirmier avant de se souvenir en effet.

« Je ne suis venu que pour un examen de contrôle. Rien de grave ou d’urgent, je repasserais une fois prochaine. Je préfère vous laisser vous occuper de Miss Asane. »

Sur ces mots, il s’inclina légèrement devant son élève et l’infirmier, les saluant et leur souhaitant une bonne journée avant de quitter l’infirmerie.

Si l’on peut dire quelque chose sur cette journée, cette rencontre, c’est que le professeur en aura été marqué. Jamais il n’aurait cru avoir dans ses classes une élève avec une situation de santé proche de la sienne. Cette constatation lui arracha quelques conclusions et envies : il devait trouver un moyen de prolonger leur vie, de les guérir. Cette fois, il y a d’autres personnes, qu’il connaît, qu’il estime, qui en ont besoin. Mais pouvait-il partir à la chasse de ce moyen surnaturel alors qu’il n’avait que pour seule envie de rester auprès de la demoiselle ?

Peut-être qu’une relation amicale entre un professeur et un élève n’était pas conseillé, mais Reinhart n’en avait cure, il voulait revoir Miho Asane en dehors des cours.
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MessageSujet: Re: Si tu vis grâce à l'infirmerie tape dans tes mains [PV Miho]   

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