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 Mettre des mots sur ses maux [PV Eliot]

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MessageSujet: Mettre des mots sur ses maux [PV Eliot]   Dim 22 Mai - 22:07

Lorsqu’une histoire se termine, une autre commence, dit-on. Mais pour Thusia, le roman qui venait de se terminer était un rêve à la fin amer et le livre qui allait commencer n’était qu’un manuel de comptabilité ennuyant.

Le jeune japonais avait osé rêver et vivre une aventure qui n’était pas forcément à la portée de tout le monde. Il avait pu toucher son rêve de devenir idole du bout du doigt et était même parvenu à trouver l’amour. Et c’était d’ailleurs ce dernier fait qui faisait se terminer son rêve. Il avait aimé mais n’était pas parvenu à conserver l’être qu’il aimait à ses côtés.

Depuis, tout lui était devenu douloureux. Les lieux où ils avaient passés du temps lui semblaient cruels et moqueurs, ramenant des souvenirs qui n’avaient que pour seuls effets de donner au faux-albinos une affreuse envie de pleurer et de s’arracher le cœur. Avec son état, ses notes ne s’amélioraient pas, au contraire. Ainsi, il savait qu’il n’aurait aucun moyen de passer à l’année supérieure.

Il était alors arrivé à une conclusion : il fallait qu’il quitte Saotome. Étrangement, depuis sa décision, il se sentait soulager. Les formalités avaient été faites rapidement. Un coup de fil à ses parents les avait prévenus de la décision de leur fils et un rendez-vous avez l’administration l’avait confirmée et actée.

Le jour du départ était venu tout aussi rapidement. L’ancien étudiant avait paqueté ses quelques affaires et était prêt à partir. Il ne lui restait qu’une seule chose à faire, qu’il tenait à faire, pour sa conscience, même s’il savait que ça ne changerait rien.

Lorsqu’il avait vu Eliot pour la dernière fois, il n’avait pas été capable de lui dire ce qu’il avait sur le cœur alors qu’il en avait eu l’opportunité. Ceci l’avait hanté depuis. Pour soulager son cœur et sa conscience, il avait alors décidé d’écrire une lettre pour son ancien amant, une lettre où il lui expliquait tout ce qu’il ressentait, tout ce qu’il voulait lui dire et qu’il n’avait jamais réussis à lui dire.

L’écriture de cette lettre lui avait pris plusieurs jours où il avait raturé et recommencé sans arrêt mais également pleuré, beaucoup, seul dans sa chambre. Finalement, il était arrivé à un résultat qui lui convenait plus ou moins. Mais il se demandait si Eliot la lirait. Une part non-négligeable de lui en doutait, mais il se devait de lui laisser l’opportunité de savoir.

Juste avant de quitter l’académie, il s’était rendu à la chambre qu’Eliot occupait, le corps tendu, le cœur lourd, stressé même s’il savait qu’il n’avait aucune chance de rencontrer son bien-aimé puisque celui-ci était parti quelques temps en Angleterre. C’est seulement avec une grande volonté qu’il était parvenu à pousser la porte de la chambre et à abandonner sa lettre sur le lit de l’anglais avant de quitter l’académie sans un regard en arrière.

Non, pas un regard en arrière. Il avait fait sa décision et elle ne pouvait plus être changée. Mais il n’en était pas heureux. Loin de là. Tandis qu’on le ramenait au domicile familial, il songea à sa lettre, à ce contenu qui avait eu tellement de mal à sortir.

« Cher Eliot,

Je tenais à t’écrire cette lettre avant de partir, pour t’expliquer tout ce que tu voulais savoir et que je n’ai pas su te dire. Eliot, j’ai tellement à te dire. J’ai toujours voulu te dire tellement de choses sans jamais n’avoir réussi à le faire. Pour notre paix à tous les deux, j’ai estimé qu’il serait bon que tu le saches.

Eliot, tu as été un sempai formidable. J’ai beaucoup appris à tes côtés et j’ai atteint un niveau que je n’avais jamais eu auparavant et que je n’aurais jamais été capable d’avoir sans toi. Je dois te l’avouer, au départ, je n’ai accepté que tu sois mon sempai que pour ça, uniquement pour l’aide que ton nom et ta notoriété pouvait offrir à ma carrière.

Mais j’en suis venu à t’aimer, sincèrement. Tout d’abord en tant qu’ami mais aussi, très vite, au-delà de ça, et l’idée de t’utiliser pour ma carrière s’est envolée tandis que je ne cherchais qu’à être à tes côtés, à te connaître plus, à partager plus avec toi.

Je t’ai aimé et je t’aime toujours. Mais je n’ai jamais su te le montrer. Je n’ai jamais su te faire comprendre que je t’aimais et c’est à cause de ça que nous en somme arrivé ou nous en sommes. Je suis vraiment désolé. J’aurais dû faire plus d’effort. Surtout que tu ne voulais rien qui m’étais impossible de t’offrir ou même désagréable. Je ne sais pas pourquoi je me suis tant refusé à toi.

Et au final, c’est parce que je me suis refusé à toi que tu es allé voir ailleurs. Je ne t’en veux pas pour ça. Je ne peux pas t’en vouloir. C’est comme si je t’avais poussé moi-même dans les bras de cet homme. Quand je t’ai vu avec lui, quand j’ai vu le plaisir que tu prenais avec lui, je me suis senti trahi que tu puisses aller voir ailleurs mais aussi incroyablement mal car je sais ne jamais pouvoir t’offrir un tel plaisir.

Mais malgré ça, je n’ai jamais cessé de t’aimer. Mais je ne veux que ton bien, que ton bonheur et je me suis rendu compte que pour ça, ce n’est pas moi qu’il te faut. Je ne suis pas quelqu’un de bien pour toi. Tu me disais bien et honnête, mais je ne l’ai jamais été. Tu mérites mieux que moi.

Néanmoins, je suis un égoïste. Je t’aime et je te veux. C’est pour cela que je pars, parce que je veux que tu sois heureux, mais tu ne le seras jamais avec moi. Je veux que tu te trouves quelqu’un de bien, quelqu’un qui pourra t’aimer comme tu le mérites.

Normalement, quand tu liras cette lettre, je serais déjà parti, j’aurais déjà quitté Saotome. Sans toi, je ne suis qu’un bon à rien. Je l’ai toujours été, d’ailleurs. Je ne pourrais pas devenir Idol comme je l’ai toujours rêvé. Alors à la place, je vais faire les études que mes parents ont toujours voulu que je fasse. C’est tout aussi bien et avec un peu de chance, je serais doué en comptabilité.

Quoiqu’il en soit, cette lettre est un adieu. Nous ne nous reverrons jamais. Mais je vais continuer de scruter les magazines pour t’y trouver. Car oui, après tout, je t’aime et j’ai l’impression que je t’aimerais toujours. Tu as été la première personne à t’intéresser à moi, mon premier amour, mon premier baiser, ma première fois. Je ne sais pas si je pourrais aimer quelqu’un d’autre après toi.

Soit heureux.
Adieu.


Thusia Kagetsu »



Est-ce qu’Eliot aura le courage de la lire ? Ou bien la déchirera-t-il et la jettera-t-il sans même la lire ? Cette idée lui faisait mal au cœur. Mais quoi qu’il en soit, ce n’était pas son problème. Il avait fait ce qu’il avait à faire, il ne pouvait rien de plus. Il ne pourrait pas faire plus.
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Je veux qu'on voit mes muscles à la télé.

MessageSujet: Re: Mettre des mots sur ses maux [PV Eliot]   Dim 29 Mai - 19:22

Mettre des mots sur ses maux|  FEAT THUSIA

Un magnifique séjour venait de se terminer, un séjour de deux semaines et demie en Angleterre. Le jeune britannique était retourné dans son pays natal avec son père qui y allait pour affaire, bien entendu, ils avaient séjournés dans une résidence secondaire. Son père ne voulait pas vivre chez ses parents le temps de ses affaires et d’ailleurs c’était tant mieux, Eliot n’avait pas tellement envie d’y aller non plus. Pourquoi la raison de ce voyage ? La séparation qu’il avait eu avec son ex petit ami, Eliot avait dérapé et il devait payer ses fautes. Ce voyage lui avait fait le plus grand bien, il pensait  à autre chose, et il tenta d’oublier cet être qu’il avait blessé. Durant son séjour, le jeune homme avait parfois eut la chance d’avoir des journées privilégiées avec son père. Ils allaient faire des achats dans des quartiers relativement aisés, mais Eliot avait également posé pour des magazines britanniques en portant une nouvelle collection d’une grande ligne de couture. L’anglais était dans son élément, il faisait tout pour plaire, cependant durant son séjour, il n’avait pas trouvé de conquête ou du moins il n’en avait pas spécialement envie.

Un jour durant son séjour, il décida d’aller rendre visite à ses grands-parents, il avait bien entendu appelé avant pour prévenir de son arrivée. Et pour ne pas changer de d’habitude, ils invitèrent la fameuse promise d’Eliot, une demoiselle de haut rang, fille d’un lord elle aussi. Etant plongé dans la tradition pure, les grands-parents avaient choisi une fille du même rang social qu’Eliot. Pour ne rien cacher, le britannique était assez remonté contre eux au début, mais pour faire néanmoins bonne impression devant cette demoiselle, il ne leur avait absolument rien dit. La demoiselle se prénommée Chelsea Gates, elle était blonde vénitienne avec de magnifiques yeux verts, quelques tâches de rousseurs sur le visage, plutôt grande et fine avec néanmoins des formes assez avantageuses. Elle était vraiment mignonne, Eliot ne pouvait que confirmer, seul un imbécile pourrait dire qu’elle est ignoble et repoussante. Durant cette journée, ils parlèrent entre eux, elle étudiait les langues étrangères et expliquait à Eliot à quel point elle adorait le pays du soleil levant. Cependant, elle expliqua également que cette idée de mariage arrangé ne lui faisait pas tellement plaisir, mais qu’elle respecterait la volonté de ses parents. Elle rajouta qu’Eliot était plutôt bel homme, gentil et attentionné, alors elle n’était pas inquiète qu’il devienne son mari. Malgré le fait qu’elle soit plus jeune que lui, elle était mûre, elle agissait déjà comme une adulte, preuve s’il en est de son éducation. Néanmoins, une fois rentrer à la résidence secondaire, Eliot y avait pensé toute la nuit, elle était belle, intelligente et elle est du même rang social, peut-être qu’il devrait accepter la proposition de ses grands-parents et se fiancer avec cette demoiselle. Seulement, il avait du mal à se projeter dans la vie de famille avec elle, il ne se voyait pas avoir des enfants avec elle, pourtant il désire plus que tout être père, mais il n’arrivait pas à se projeter.  Ils avaient échangés leurs numéros et parlèrent de temps à autres, quand ils n’étaient pas trop occupés. Il s’était dit au moment du départ, qu’il reviendrait certainement en Angleterre et suivant le destin, il la demandera peut-être en mariage.

Eliot repensait à tout ça en regardant par le hublot de l’avion, contemplant les nuages. L’idée de revenir au Japon ne le ravissait pas des masses, mais il allait retrouver sa sœur et sa mère, alors cela suffirait à son bonheur. Pour le moment il se demandait s’il allait continuer d’étudier à Saotome, peut-être au moins terminer son année et après envisager de repartir en Europe. Pour le moment tout était flou dans son esprit, il ne savait pas ce qu’il allait faire. Une fois le jet privé de son père arrivé au Japon, son majordome vint débarrasser le jeune anglais de ses affaires. Il demanda à ce dernier de passer à l’académie, prendre le reste de ses affaires dans sa chambre à l’académie. En attendant, Eliot rentra avec son père dans leur demeure et resta cloitré dans sa chambre, il trainait sur son PC, ou alors il jouait à ses consoles, il ne savait pas quoi faire. Il avait repris un peu de poids durant son séjour, seulement il paraissait toujours aussi maigre. Le majordome revint avec les affaires de son jeune maitre, il expliqua qu’il avait trouvé une lettre dans sa chambre, Eliot le disposa. Alors qu’il avait tenté de l’oublier, il revenait le hanter avec une lettre, il reconnaitrait son écriture entre mille. Son premier geste fut de marcher vers la corbeille et de tendre la lettre au-dessus pour la jeter. Seulement il n’y arrivait pas, il voulait savoir ce qu’il y avait d’écrit dans cette lettre. Alors il s’installa à son bureau en soupirant et ouvra de façon négligée la lettre et il commença à lire. Au fur et à mesure qu’il lisait son cœur se serrait dans sa poitrine, extérieurement il laissait paraitre de la rage. Il serra les dents, il ne pouvait pas croire ce qu’il lisait. Quel abruti, vous allez me dire qu’il ne pouvait pas dire tout ça lorsqu’il l’a vu pour la dernière fois ? Bien sûr que si, c’est seulement qu’il n’en avait strictement rien à faire de lui, ou alors qu’il n’en n’avait pas le courage. Très sincèrement, cette lettre le touchait, mais Thusia n’avait pas l’intention de le revoir. Et puis même, c’est trop tard. Eliot avait déjà cherché auparavant où pouvait bien habiter Thusia, il avait le quartier, mais aucun Kagetsu ne vivait dans ce quartier. Alors, le jeune homme est sorti avec une personne qu'il ne connaissait pas réellement, tout était un tissu de mensonge. Le pire et qu'il a avoué avoir approché Eliot juste pour sa carrière personnelle, et ça Eliot ne pouvait pas l'accepter. Jamais il ne le reverra, peut-être que c’est mieux ainsi ? Pour le moment son cœur était encore une fois plus mal. Peut-être qu’il ferait mieux de partir définitivement du Japon, peut-être qu’il devait arrêter sa carrière et mener une vie d’homme d’affaire à l’égal de son père, une chose est sûre, les médias finiront par le savoir.

Il laissa la lettre tomber au sol et décida de partir de sa chambre et de sortir travailler, au bar ou ailleurs comme avant, le plus important c’est que son esprit soit occupé.

_________________

 
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