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 Can't stop thinking of you... [Ft. Risa Watanabe]

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The dark shadow

MessageSujet: Can't stop thinking of you... [Ft. Risa Watanabe]   Dim 4 Déc - 23:55

Can't stop thinking of you
ft. Risa Watanabe
Ren avait toujours eu un faible pour Risa. Il l'avait rencontrée lors de sa première rentrée à l'académie Saotome, au cours de laquelle un de ses collègues lui avait présenté l'ensemble du personnel. Il se souvenait que ce jour-là, elle avait attaché ses cheveux. Des dossiers étaient entassés sur le petit bureau qu'elle était probablement en train de ranger. Elle avait posé ses grands yeux clairs sur le nouveau professeur et lui avait souhaité la bienvenue en souriant avec une telle sincérité que Ren en avait presque rougi, comme un petit garçon. Elle lui avait aussitôt semblé douce et gentille, le genre de personne qui réconforte d'un simple coup d’œil. Peu après, il avait quitté l'infirmerie avec le son de son petit rire cristallin dans les oreilles.

Il eu davantage l'occasion de discuter avec Risa par la suite. Au début ils ne faisaient que se croiser de manière fortuite dans les couloirs et échangeaient quelques mots polis, histoire de papoter un peu avant de reprendre le travail. Puis un jour ils déjeunèrent ensemble, dans un coin des jardins de l'académie alors que Ren avait cherché à s'isoler un peu tout en profitant du beau temps. Ils en avaient profité pour faire plus ample connaissance et s'étaient trouvé quelques points communs inattendus, comme par exemple leur double-nationalité. Comme ils avaient passé un moment agréable, ils prirent l'habitude de se retrouver lors des pauses ou aux intercours, c'était selon. Ren était toujours un peu surpris qu'une jeune femme aussi guillerette que Risa s'accommode de la compagnie d'un homme secret et sinistre comme lui. Mais jamais il ne protesta contre ces moments, bien au contraire, ils étaient les seuls qui lui mettaient du baume au cœur lorsqu'il n'allait pas bien. Leurs retrouvailles régulières ne manquaient pas d'alimenter les ragots parmi les étudiants tout comme parmi le personnel, mais rien de bien méchant n'était remonté aux oreilles du professeur. Mais si tel avait été le cas il aurait immédiatement agi, car l'idée que l'on médise de Risa le désolait au plus haut point. Et c'est finalement lorsqu'il réalisa qu'il ne voulait pas la voir triste qu'il comprit que la jeune femme avait su tracer un chemin jusque dans son cœur.

La sonnerie soudaine de la fin des cours tira vivement Ren de ses pensées. Devant lui, les étudiants qui avaient assisté à leur heure d'étude rangeaient leurs affaires avec la même hâte que ceux qui veulent rentrer chez eux le plus tôt possible. Le fait que personne n'ait finalement eu besoin de lui pendant cette fichue permanence lui donna la frustrante impression d'avoir perdu son temps. A vrai dire lui aussi était pressé, car ce soir-là, il était de sortie. Lui qui généralement se contentait de rentrer dans son appartement, où il passait une grande partie de la nuit à travailler en écoutant du jazz, suivrait un tout autre programme. Car c'était Risa qui lui avait donné rendez-vous.

Une fois que ses affaires furent remballées, Ren sortit son téléphone portable et envoya un message à la jeune femme.
- J'ai fini le boulot. J'amène deux trois trucs à grignoter, je fais au plus vite.
Il n'était pas très doué pour les sms... Le simple fait de mettre (ou pas) un smiley était pour lui un dilemme si difficile qu'il pouvait y passer des heures. N'était-il pas trop vieux pour ce genre de choses ? Mais Risa ne croirait-elle pas à une attitude distante ? Il l'envoya malgré tout en se convainquant de la première hypothèse. De toute manière, ce n'était pas comme si cela ne cadrait pas avec son allure générale. Après tout, on l'appelait « Kage-senseï »...
Ren acheta quelques californian sushis à la supérette de l'académie avant de monter dans sa voiture et de filer dans le quartier Sud de la ville. Une route droite et large encadrée de grands arbres feuillus le mena jusque dans la zone résidentielle où vivait Risa, faite de manoirs et d'immeubles tous plus chics les uns que les autres. Le jeune homme se gara dans une rue calme et marcha quelques minutes jusqu'à atteindre l'appartement de Risa.

Une fois devant la porte, il réalisa qu'une petite boule nerveuse roulait dans son estomac. Les événements s'étaient enchaînés si rapidement... Il avait appris la nouvelle de cette fausse couche il y avait de cela deux mois, d'une façon tout à fait brutale. Son téléphone n'avait cessé de vibrer dans sa poche alors qu'il faisait cours. Agacé il avait fini par quitter la salle et décrocher à un numéro qu'il ne connaissait pas. Un interne de l'hôpital était à l'autre bout de fil et lui annonça que Mademoiselle Risa Watanabe était alitée à la maternité. Ren était resté muet de stupeur. Il n'avait jamais rien remarqué. Bien que l'idée que la jeune femme ait quelqu'un dans sa vie l'eut effleuré quelques fois, l'apprendre d'une telle façon lui avait pincé le cœur avec force. Tout ce qu'il parvint à articuler lorsque son interlocuteur le sollicita, étonné de ne pas avoir de réponse, fut une question. Pourquoi l'appeler lui et non le père ? Parce que le service s'était contenté de regarder le premier numéro qui apparaissait dans la liste des appels du mobile de la patiente. Il était vrai que la veille au soir, il avait téléphoné à Risa pour lui signaler qu'elle avait oublié un foulard à l'académie. Bien sûr, c'était pour cette raison qu'on l'avait contacté lui... Ren avait tout de suite suspendu son cours et avait filé en ville pour voir la jeune femme.

Le chagrin d'amour que Ren essuya lui parut bien dérisoire par rapport au  traumatisme auquel Risa dut faire face. Cet événement triste sembla très lourd à porter pour ses épaules. C'était sans doute pour cela qu'il mit son égo de côté et qu'il prit soin d'elle dès qu'il en eut l'occasion. Il ne la questionna cependant jamais sur l'homme qui l'avait aidée à concevoir cet enfant qu'elle avait perdu. Finalement, cela ne le regardait certainement pas. Mais une telle absence lui paraissait encore ce soir-là, juste devant la porte de l'appartement, bien mystérieuse.

Ren prit son courage à deux mains et sonna. Quand la porte s'ouvrit, il parvint à sourire à son hôte.- Bonsoir Risa... »
Il la trouva jolie. Si jolie, comme à chaque fois...
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Infirmière Sexy

MessageSujet: Re: Can't stop thinking of you... [Ft. Risa Watanabe]   Lun 5 Déc - 16:07

Can't stop thinking of you
« Me too ... » Feat Ren Jones

   Les rayons solaires pénétrèrent dans une pièce pourvue d’obscurité où sommeillait une jeune demoiselle à la chevelure ébène, au visage angélique et paisible. Oui, il s’agit bien de notre petite infirmière, Risa. Malgré les rayons pénétrant du soleil, elle sommeillait encore, tentant de savourer son rêve paisible, ce qui n’était pas arrivé depuis quelques temps en réalité. La raison à ceci, elle avait perdu un enfant, il y a deux mois. Alors qu’elle travaillait comme à son habitude, elle fut prise de violant maux de ventre qui la plia littéralement en deux. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, elle se souvenait encore de sa souffrance, elle avait l’impression que ses os se brisaient, que ses muqueuses internes se déchiraient, c’était une sensation indescriptible pour nous qui n’avons jamais connu ce genre de chose. Une de ses jeunes collègues l’emmena aux urgences de l’hôpital de Tokyo et de fil en aiguille, la jeune femme s’était retrouvée dans une salle de travail et elle mit au monde un enfant sans vie. La jeune femme avait fait un déni de grossesse, son ventre n’avait pas pris de forme particulière et elle avait son cycle mensuel, de fait elle n’a aucunement pris conscience de cette grossesse. Cependant, le choc était tel, qu’à la vue de son enfant elle pleura toute les larmes de son corps, elle paniqua, ce qui provoqua une métrorragie qui la fit s’évanouir. Risa n’avait pas eu le temps de réaliser  ce qui lui arrivait, elle ne comprenait plus rien, les idées étaient confuses en elle.

Pendant sa période d’inconscience, elle pensa à la rencontre avec un de ses amis, Ren. A vrai dire, la jeune demoiselle en pinçait un peu pour ce jeune professeur. Elle qui avait connu que des chagrins d’amour, elle ressentait quelque chose pour ce jeune homme. A chaque fois que son regard se posait sur lui, son cœur battait de plus en plus fort dans sa poitrine. Elle se souviendra toujours de cette rencontre, elle était en train de ranger des dossiers lorsqu’un de ses collègues lui présenta Ren. C’était sa première année également, donc elle le mit en confiance, elle se présenta et expliqua qu’elle était ravie de pouvoir travailler avec lui, et qu’elle serait présente si quoi que ce soit n’allait pas. Elle avait souri comme à son habitude. Par la suite, ils ont continués à se voir pendant les pauses, d’abord c’était de simples échanges polis, pendre des nouvelles et de fil en aiguille ils passèrent plus de temps ensemble, se trouvant alors des points communs. Ce jeune homme avait l’air d’être différent des autres, il la consolait lorsque ça n’allait pas et notre jeune brunette l’épaulait comme elle le pouvait lorsqu’il avait quelques soucis, ils étaient là l’un pour l’autre. Et cela allait se confirmer. Lorsqu’elle reprit connaissance, elle aperçut Ren, ce dernier lui tenait la main, elle était incapable de lui la serrer, sans rompre ce lien, elle se redressa sur le lit où elle avait perdu une partie d’elle. Elle ouvra doucement la bouche pour prendre la parole, seulement son corps en avait décidé autrement, elle éclata en sanglot, elle venait enfin de réaliser ce qui s’était passé, elle se laissait voir dans un état pitoyable. Bien qu’elle n’ait pas eu conscience de cette grossesse, c’était tout de même une partie d’elle qui s’était évaporé. Elle se laissa aller contre le jeune professeur qui tenta de la consoler tant bien que mal et lorsqu’elle se sentit un peu mieux, elle avait ressenti le besoin de parler. Alors avec une voix tremblante, elle reprit.

« Je … je ne savais pas que je portai un … enfant … J’étais avec quelqu’un, mais … il est parti du jour au lendemain sans me laisser de nouvelles. » Elle avait eu un léger rire presque moqueur envers elle-même « En fait … je n’ai jamais eu de chance pour ça ou même de manière générale … et jamais je n’en aurais … c’est peut-être mieux ainsi …. »

Elle s’était entièrement ouverte à Ren, elle parlait sans s’en rendre compte, elle énuméra ses deux histoires qui se terminèrent mal, d’abord Kyohei qui l’avait laissé tomber, Nelson qui était parti sans laisser de traces et Ushio n’avait été que l’histoire d’une journée, elle avait été naïve de croire qu’il pourrait l’aimer. Mais bizarrement Ren était toujours présent et la jeune femme se disait que peut être, elle avait fini par trouver quelqu’un de différent des autres.

C’est sur cette pensée que la jeune demoiselle s’éveilla. Elle mangea que très peu avant d’aller prendre sa douche, son corps sentait le macaron à la framboise, un parfum doux et enivrant. Malgré l’évènement passé, la jeune femme continuait à prendre soin d’elle comme elle en avait l’habitude. Elle se maquilla que légèrement, en appliquant un léger fond de teint, un eyeliner et du mascara. Elle avait opté en tenue pour une tunique en laine beige assez moulante, ce qui marquait d’avantage ses formes, elle s’arrêtait au-dessus des genoux pour la longueur et elle ajusta cette dernière d’une ceinture à la teille. Elle attacha un sautoir attrape rêve à son cou et elle détacha ses cheveux légèrement bouclés. Enfin, elle se parfuma d’un parfum floral.

Elle avait invité Ren à venir chez elle, c’était la seule personne qu’elle avait envie de voir et qui lui changeait complètement les idées. Elle fit un brin de ménage et elle se détendit dans son salon en lisant quelques bouquins. Elle avait repris le travail, mais pas à temps complet, ce qui fait qu’aujourd’hui elle ne travaillait pas. Lorsqu’elle reçut le sms de son invité, elle sourit avant de lui répondre.

« D’accord, mais tu n’es pas obligé de ramener des choses tu sais. »

Bien qu’il n’y avait pas de smiley, Risa savait que ce n’était pas parce qu’il voulait être distant, mais par simple fait qu’il est adulte et que les smileys ne sont peut-être pas approprié ? Elle en avait glissé un petit à la fin de  son message comme  à son habitude, mais avec du recul, elle se dit qu’elle est peut-être encore « gamine ». M’enfin, chacun a sa façon de faire et une fois que l’on connait la personne, rien ne parait différent ou bizarre.

Lorsqu’elle entendit sonner, la jeune demoiselle alla ouvrir et lorsqu’elle vit son bel invité, elle souriait en ayant quand même des rougeurs au niveau des joues.

« Bonsoir Ren … »

Elle le fit entrer avant de lui déposer un léger baiser sur la joue pour le saluer, pour elle c’était naturel, mais à vrai dire, elle avait dû vaincre sa timidité pour y parvenir. Elle le débarrassa de ses affaires avant de le faire entrer dans le salon et de s’installer à ses côtés. Elle osa finalement reprendre avec toujours ses rougeurs au niveau des joues.

« Alors … comment s’est passé ta journée ? … »

Elle voulait le complimenter sur sa tenue, mais visiblement, elle avait du mal à lui dire … décidément cette timidité ne facilite pas les choses, vous ne trouvez pas ?


   


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The dark shadow

MessageSujet: Re: Can't stop thinking of you... [Ft. Risa Watanabe]   Mer 7 Déc - 21:16



ft. Risa Watanabe
La sérénité habituelle de Ren était toujours mise à mal lorsqu'il était en présence de Risa. Il avait l'impression de devenir un parfait imbécile, à toujours cherches ses mots même pour dire les choses les plus simples. Sa gorge le serrait, il avait les mains moites et son cœur battait si fort qu'il se demanda si elle ne pouvait l'entendre. Apparue sur le pas de la porte d'entrée, elle lui sourit avec douceur. Son visage pâle avait repris quelques couleurs. Était-elle heureuse de le voir ? Ren se surprit à l'espérer, lui dont les émotions ne faisaient aucun doute. Risa le fit entrer, et déposa un petit baiser sur sa joue. Ses pommettes virèrent aussitôt au rose vif, tandis qu'elle le débarrassait de ses affaires. Jamais la jeune femme n'avait eu un tel geste à son égard, ni lui-même n'avait un jour posé ses mains sur elle, bien qu'il la désirât. Peut-être s'était-il trop accoutumé à la distance courtoise que mettaient souvent les japonais entre eux. Toujours était-il que cette surprise lui rappela avec plaisir – mais non sans gêne – le bien être que pouvait apporter le simple contact humain avec une personne que l'on aimait. Mais il ne se faisait pas d'illusion. Risa était une jeune femme pleine de vie qui plaisait à la gente masculine. Il lui semblait utopique qu'elle s'intéresse à un homme comme lui. Tout au plus, elle devait lui faire confiance.

Risa fit rentrer Ren au salon. Il avait l'impression de redécouvrir cet appartement dans lequel il n'était entré qu'une fois, lorsqu'il avait raccompagné la jeune femme de l'hôpital. Ce souvenir l'emmena à celui du jour où il était allé la voir, juste après l'appel de la maternité. Elle avait pleuré toutes les larmes de son corps, fatiguée par la douleur et horrifiée d'avoir vu son ventre se déchirer sans savoir pourquoi. La surprise de sa grossesse avait été immense. Au fil de ses sanglots elle s'était ouverte à lui, et avait énuméré les quelques hommes qui avaient peuplé sa vie. Tous s'étaient évaporés sans laisser de trace. Sauf peut-être les blessures d'un amour que Risa aurait voulu unique et sincère. Cette fausse couche était peut-être la décharge du fardeau qu'elle avait dû porter au fil de ces relations éphémères.  C'était ce qu'il s'était dit à ce moment-là, devant les grands yeux plein de larmes de son amie. Il lui avait doucement serrer la main en guise de réponse, à cours de mots intelligents, de paroles réconfortantes. Il était resté planté là. Inerte et hébété, Ren se sentait idiot de n'avoir su que faire. Si cela se trouvait, Risa lui en voulait d'être resté muet. Mais il était certainement trop tard pour penser à cela. Il l'avait raccompagnée un ou deux jours plus tard dans cet appartement des quartiers Sud de Tokyo, et il s'était occupé, avec son accord, des quelques démarches administratives tendant à demander un arrêt maladie, de sorte que la jeune femme ne reprenne pas tout de suite le travail. Ce ne fut qu'un moment après qu'elle reprit le travail à mi-temps, pour la plus grande joie des jeunes gens de l'académie. Ce manoir était immense et plus peuplé que bien des petites villes de campagne, mais personne n'ignorait le nom ni le visage de Risa, la douce infirmière qui prenait soin d'autrui comme de la prunelle de ses yeux.
- Alors... Comment s'est passée ta journée ? » lui demanda-t-elle, le tirant du fil de ses pensées.
- Oh, eh bien... Il ne s'est rien passé d'extraordinaire » répondit Ren, un peu gêné de n'avoir que des histoires de routine à lui servir.

Un détail d'apparence un peu anodine lui revint soudain à l'esprit et lui arracha un léger sourire.
- Plusieurs collègues m'ont demandé de tes nouvelles, mais des étudiants aussi. Tu as l'air de beaucoup leur manquer ».
Puis il se rappela aussitôt qu'une élève s'était adressée à lui en salle des professeurs pour avoir des nouvelles de Risa et obtenir des informations « les plus fiables qui soient » ! Ren, qui d'ordinaire avait un sens de la répartie aigu, ou à tout le moins qui ne se laissait jamais avoir par ses sentiments, s'était retrouvé très mal à l'aise face à cette petite demoiselle très déterminée. Parfois il avait l'impression que l'amour qu'il éprouvait pour Risa se lisait sur son visage et qu'il en était ridicule. La preuve était là : il était vu comme l'intéressé numéro un dans l'affaire !
- En tout cas, i-ils ont tous hâte de te voir revenir pour de bon » balbutia-t-il un peu, encore en proie à la gêne.
La gêne des interrogatoires directs par les personnes croisées à l'académie, par le baiser que Risa venait de poser sur sa joue, mais aussi et surtout par le regard qu'elle lui adressait tandis qu'elle l'écoutait. Un quelconque témoin n'y aurait vu qu'une jeune femme regardant son interlocuteur pendant leur conversation. Ren lui se sentait totalement désarmé face à elle. Ses iris l'éblouissaient et ses pupilles lui donnaient le sentiment de lire jusqu'au plus profond de son être, pour s'emparer du moindre de ses secrets. Il se sentait aussi transparent que vivant, aussi fragile que solide, aussi petit que grand quand ses yeux croisaient les siens. C'était pour lui un sentiment étrange, déstabilisant et grisant à la fois, qui lui faisait dire qu'il voulait rester à ses côtés sans plus jamais n'avoir à lui tourner le dos.

Il réalisa soudainement qu'il dévisageait Risa depuis quelques secondes sans rien dire. Quel idiot. Il se reprit en secouant brièvement la tête.
- Excuse-moi, je suis un peu fatigué. Et je me disais que je te trouve très jolie aujourd'hui... »
De mal en pis, songea immédiatement le jeune professeur, qui en plus de paraître impoli venait d'agir en parfait goujat. Il avait pourtant reçu en Angleterre une éducation digne d'un gentleman... Décidément il perdait tous ses moyens face à Risa. N'était-il pas temps de mettre les sushis sur une assiette ? Mais la transition compliment-nourriture n'était pas des plus subtile. Comme il trouva qu'il en avait assez dit en cinq minutes, Ren prit le sage parti de ne plus ajouter un mot, de s'asseoir au fond du canapé et de se concentrer sur quelque chose dans la pièce. Comme la magnifique table basse qui leur faisait face.

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Infirmière Sexy

MessageSujet: Re: Can't stop thinking of you... [Ft. Risa Watanabe]   Sam 17 Déc - 20:36

Can't stop thinking of you
« Me too ... » Feat Ren Jones

Le cœur de la jeune autrichienne battait de plus en plus fort, ses joues prirent une teinte légèrement rosée. Décidemment Ren la mettait dans un état pas possible, sa timidité ressortait et elle ne savait pas comment agir. Après tout, il ne faut pas oublier que notre jeune infirmière a connu des déceptions, ce qui ne facilite pas les choses. Et puis honnêtement, un homme comme Ren ne peut pas s’intéresser à une femme comme elle, elle est trop timide, elle manque de confiance en soi et elle pense faire fuir les hommes plus qu’autre chose.
Tout en écoutant les dires de son ami, elle servit du thé légèrement citronné, car après tout le temps était encore bien frais, une boisson chaude ne pouvait que lui faire du bien. Risa était consciente que la journée d’un professeur était bien remplie, de plus ils ont du travail après leurs heures de cours. Parfois, elle se demande comment ils font pour tenir, était-ce par passion ? Ou par nécessité ? Pour sa part, elle savait qu’elle aurait été incapable de faire professeur, elle sait que sa timidité l’aurait limité pour appliquer sa pédagogie. Mais, ce qu’elle trouvait assez étonnant dans les dires de Ren, c’est que les collègues et les étudiants étaient impatients de la revoir pour de bon. Elle ne pensait pas qu’elle pouvait manquer à ce point, Risa ne s’était jamais vraiment rendu compte que beaucoup de personne l’appréciait. Même si cela fait déjà pas mal de temps qu’elle est dans l’établissement, Risa a toujours eu l’habitude d’être seule, de n’avoir personne à qui se confier et avec les agissements de son père, l’idée qu’elle ne manquait à personne avait toujours été omniprésente d’une certaine manière. Il tendit la tasse de thé à Ren avant de prendre la sienne entre ses mains pour se réchauffer, elle afficha par la suite un léger sourire.

« Ça me touche énormément de voir que je … je manque aux autres … je tâcherai de revenir le plus vite possible. »

Elle souriait, même si la blessure ressente faisait mal, elle se disait qu’à un moment ou un autre, il allait falloir passer outre, peut-être pas oublier complètement, mais savoir tourner la page et vivre le moment présent.  D’un côté elle souriait aussi par les agissements de Ren, il avait l’air gêné par le baiser de tout à l’heure ou par la seule présence de l’autrichienne. Intérieurement, ça la confortait dans l’idée qu’il puisse éprouver quelque chose à son égard, mais en réalité elle ne voulait pas se faire d’illusion, elle ne voulait plus souffrir par rapport à ça. Physiquement, ils étaient proche l’un de l’autre, leurs regards se croisèrent et Risa admira chaque trait de son visage, Ren est tout simplement magnifique se disait-elle. Dès lors, un tas de question se posaient, qu’est-ce qu’il ressentait pour elle ? Est-elle  juste une amie ou plus ? Elle avait l’impression qu’il pouvait percer n’importe quel secret la concernant, qu’il voyait en elle tout ce qu’elle pensait, c’était vraiment déstabilisant, mais si subtile, elle ne pouvait pas décrire ce qu’elle ressentait à l’instant présent.
Mais la timidité de notre jeune infirmière allait refaire surface, elle détourna légèrement le regard avec de légères rougeurs au niveau des joues, mais les paroles du ténébreux allaient attirer de nouveau son regard.  Alors finalement, il la trouvait jolie ? Le visage de la jeune demoiselle vira progressivement au rouge pivoine. Non ce n’est pas possible…. Elle devait rêver. Ren ne pouvait pas dire une chose pareille à son égard … non … et pourtant ses rêves étaient bien réels. Instinctivement elle baissa la tête encore gênée par la déclaration de Ren, elle reprit avec une petite voix qui se voulait tout de même distinctive.

« Je … merci … tu … toi aussi … tu es magnifique aujourd’hui … »

Son visage était encore plus rouge que tout à l’heure, elle releva son visage, venant de se rendre compte de ce qu’elle venait de dire. Son regard s’ouvra d’avantage, jamais auparavant elle avait parlé ainsi d’un homme, mais qu’est-ce qu’il va penser d’elle ? Non il fallait qu’elle se rattrape, mais que pouvait t-elle bien dire ? Elle ne savait pas quoi dire pour se rattraper.



 


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MessageSujet: Re: Can't stop thinking of you... [Ft. Risa Watanabe]   Jeu 19 Jan - 16:28



ft. Risa Watanabe
Force était de constater qu'ils n'étaient pas à l'aise, ni l'un, ni l'autre. Ils se connaissaient pourtant depuis un certain temps. Mais Ren n'avait jamais été très sûr de lui en présence de Risa, précisément parce qu'elle exerçait sur son cœur une pression qui avait du mal à dissimuler derrière un masque de flegme. L'austère professeur n'était rien de plus qu'un homme plein de faiblesses, lorsqu'elle était à ses côtés, et il en serait ainsi jusqu'à ce qu'il lui avoue ses sentiments. Mais il n'avait pas encore la force de cela. Risa avait fait découvrir à Ren qu'il avait été plus facile pour lui de quitter son pays natal pour aller s'installer à l'autre bout du monde plutôt que de faire une déclaration d'amour. Pour lui, c'était pire qu'un saut dans le vide. Un saut dans le néant, à la chute duquel il ne savait dans quel était il se retrouverait. L'incertitude avait été son ennemie dans la relation qu'il entretenait avec la jeune femme, et c'était ce sournois sentiment qui empêchait la sérénité des autres. Mais étrangement, quand Risa rougit à son compliment et le lui retourna, il observa qu'elle n'était pas plus sereine que lui. Sans qu'il ne puisse rien y faire, il laissa échapper un rire léger.

- C'est bien la première fois qu'on me dit une telle chose » déclara-t-il sans se départir de son sourire. « Je suis plus souvent comparé à des choses sombres et inquiétantes. Comme les ombres ».

Il réalisa alors que tous les deux n'avaient aucune raison d'être à ce point sur leurs gardes. Certes le moindre regard de Risa sur lui le faisait fondre plus vite que neige au soleil, mais ce n'était pas cet ascenseur émotionnel qui devait l'empêcher de passer une bonne soirée. Il n'aurait qu'à faire comme à l'académie, tâcher d'être un Ren agréable et gentil envers cette jeune femme. Il écouterait ce qu'elle aurait à lui dire, il parlerait de tout et de rien avec elle. Comme ils en avaient l'habitude, comme la première fois qu'ils le firent, dans les jardins de l'académie à l'ombre calme des grands chênes.  
- Et si on servait tout ça ? » lui proposa-t-il en désignant le sac qui contenait ce qu'il avait apporté.

Il était certainement plus agréable de parler autour d'un espèce d'apéritif. De plus avoir les mains occupées les détendrait sans l'ombre d'un seul doute. Ren se dirigea vers la cuisine, guidé par la jeune femme, et déballa ce qu'il avait amené. Une boîte de makis et de sushis, ainsi que de la bière ou du thé vert glacé, c'était au choix. Il demanda à Risa la boisson qu'elle préférait et la lui prépara lorsqu'elle lui donna sa réponse. Quand ils revinrent dans le salon, ils s'installèrent plus confortablement qu'à l'arrivée de Ren et  commencèrent à se détendre véritablement. Leurs sourires étaient plus naturels, de même que leurs postures, et ils osèrent échanger des regards ainsi que des rires en se racontant les choses qu'ils voulaient partager. Les heures filèrent jusqu'à ce que la nuit commence à tomber. Il ne restait rien des sushis, et les verres étaient désormais vides. D'un air un peu distrait, Ren regarda sa montre. Il était un peu plus de vingt heures trente. Il se redressa soudainement.
- Je te demande pardon, je n'avais pas réalisé que j'étais là depuis si longtemps » dit-il un peu mal à l'aise.
Ne devrait-il pas s'en aller à présent et laisser la jeune femme tranquille ? A moins qu'elle ne veuille passer davantage de temps avec lui. Non, il ne fallait pas non plus prendre ses désirs pour des réalités. Il allait lui proposer de s'en aller, mais son regard s'arrêta sur Risa quelques secondes, durant lesquelles il demeura silencieux.

-  Risa... Tu as un grain de riz dans les cheveux » s'amusa-t-il doucement.
Il tendit la main vers ledit grain et le retira délicatement. Ce geste éveilla en lui l'envie de glisser ses doigts dans sa chevelure, de caresser sa joue, de s'approcher d'elle et la tenir dans ses bras pour ne plus jamais la lâcher. Alors sans réfléchir, il replaça une mèche derrière l'oreille de Risa. Sa main traîna un peu, instant durant lequel il ne détacha pas son regard d'elle. Il sentit bouillir en lui l'envie qu'il avait de la sentir, de la toucher, de chérir la jeune femme qu'il aimait. Puis il se ressaisit, et revint à la réalité. Il se racla un peu la gorge.

-  Je n'ai pas vu le temps passer. Si tu veux que je m'en aille dis-le moi, je ne voudrais pas te déranger »

Il tâcha de dire ces mots avec le plus de flegme possible, en souriant. Mais ses sentiments recommençaient à frapper fort à la porte de son cœur.

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Infirmière Sexy

MessageSujet: Re: Can't stop thinking of you... [Ft. Risa Watanabe]   Sam 21 Jan - 11:10

Can't stop thinking of you
« Me too ... » Feat Ren Jones

La jeune femme sentait la chaleur monter sur ses joues pâles, elles commencèrent à se teinter d’une douce couleur rosée, prouvant ainsi à son  bel invité sa gêne et son intérêt envers lui. Dans un certain sens, elle venait de lui ouvrir les portes de son cœur, ses sentiments. Il y a quelques années de cela, elle n’y serait jamais parvenue, elle était bien trop timide. Le temps passait et elle devenait femme de jour en jour, bien sûr, une partie d’elle restera la jeune fille timide qui a peur de se lancer, seulement elle voulait changer, elle voulait s’assumer tel qu’elle est.

La réponse de Ren l’avait quelque peu étonné, enfin qu’à moitié à vrai dire. Elle se souvient qu’une fois à l’académie, deux étudiants évoquaient ce sujet. Ils comparaient Ren à être ténébreux et sans cœur. La jeune femme n’avait pu rester indifférente à ce sujet, elle avait immédiatement riposté en expliquant que l’on ne pouvait pas juger la personne sans la connaitre. Bien sûr, les deux étudiants en question n’avaient pas de réponse face à cela. Pour Risa, Ren n’était pas cet être qu’ils décrivaient. Elle devait avouer qu’au début, il avait une aura un peu impressionnante et intimidante, mais l’infirmière était persuadé que ce jeune professeur était un être bon. D’ailleurs c’est en voyant qu’ils avaient beaucoup de point commun qu’ils se sont autant rapprochés. La jeune autrichienne avait un léger sourire, malgré les rougeurs présentes sur son visage.

« Pourtant, tu es tout le contraire, tu es rayonnant et beau … je ne vois pas pourquoi ces personnes te compare à de telles choses … »


Encore une fois, elle venait de se trahir, elle avait tout intérêt à changer de sujet et vite. Elle acquiesça à la proposition de Ren et alla dresser le repas en sa compagnie. D’un côté, on aurait dit un petit couple, et comme elle avait pu le constater, Ren lui avait ramené sa boisson préférée, du thé vert glacé. A cette petite attention, elle ne pouvait que sourire et lui indiqua qu’elle choisirait celle-ci.

A leur retour dans le salon, Risa était plus à l’aise que tout à l’heure, elle était un peu plus proche de Ren. Ils discutaient de tout et de rien, des choses drôles qu’ils avaient pu voir à l’académie ou alors Risa racontait des petites anecdotes sur elle-même lorsqu’elle était petite. En particulier, un jour où  son frère avait voulu lui faire peur en la prenant par surprise, ce qui n’avait pas du tout marché, puisqu’au final, c’est Risa qui avait fait peur à son frère. Le fait de raconter ces petites histoires, de rire et de parler, changeait les idées de la jeune femme, elle se sentait comme avant, heureuse. A un moment, Risa s’était permis une petite liberté, elle tendit un sushi à son ami pour lui donner, ce qui était étonnant c’est qu’il rougissait, mais il l’avait accepté et il ouvrit la bouche pour recevoir ce présent. Risa avait eu le droit au même présent, ce qui l’avait mise dans le même état. Décidemment, ces deux jeunes gens sont comme des lycéens, mais ils sont mignons, non ?

La jeune femme perdit le sourire lorsque Ren indiqua l’heure, c’est vrai, il ne pouvait pas rester indéfiniment ici. Mais, elle voulait qu’il reste, elle le voulait auprès d’elle, elle ne voulait absolument pas qu’il parte. Elle reprit avait une voix légère.

«  Ça ne fait rien, tu peux rester autant de temps que tu veux, tu sais …. »

Lorsqu’elle sentit l’emprise de Ren sur ses cheveux, le visage de la jeune demoiselle devint rouge écarlate. Pourtant, au fond d’elle, elle voulait qu’il continu. Lorsqu’il replaça une mèche de ses cheveux, la jeune autrichienne releva le regard vers lui, et à ce moment précis, leurs regards se croisèrent. Elle le laissa entièrement faire, leurs visages se rapprochaient  dangereusement, pourtant Risa le voulait. Cependant, cela n’aboutit à rien, Risa baissa légèrement le regard, elle était déçue d’un côté, mais à vrai dire, ça pouvait se comprendre, après tout elle ne lui plait peut être pas.

Non, il ne fallait pas qu’il parte, qu’allait-elle devenir sans lui ? Elle l’aime, c’est un fait. Elle sait que s’il part, elle sombrera. Il fallait qu’elle lui montre, qu’il compte énormément pour elle. Elle déposa sa main sur la sienne, en la serrant légèrement. Elle leva de nouveau son regard vers lui et reprit la parole doucement.

« Non … je … je ne veux pas que tu t’en ailles … je veux être avec toi … »

Ils étaient proches, presque côte à côte, elle sentit une larme couler le long de sa joue, il fallait qu’elle lui montre, mais elle se sentait encore trop peu sûre d’elle pour l’embrasser. Alors, en utilisant l’avantage de la proximité, Risa se blottit délicatement contre le jeune professeur, nichant son visage contre son torse, ses mains resserraient doucement le haut de ce dernier, elle l’aime, il fallait qu’elle lui montre.

« Reste …. S’il te plait …. »

Elle prit son courage à deux mains, sans pour autant rompre cette proximité qui les unissaient, la jeune femme se décala légèrement, croisant ainsi le regard de son prince. Elle approcha doucement son visage et déposa un léger baiser sur les lèvres de l’anglais. Elle voulait que ce moment dure une éternité, seulement elle pensait qu’elle pouvait rêver. Lorsque ce baiser prit fin, son visage était rouge, elle ne savait plus où se mettre.

« Je … je suis désolé … je … je n’aurai peut-être pas dut … »

Seulement, la jeune demoiselle était loin de s’imaginer ce qu’il allait se passer.



 


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