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 ♀ Moi aussi j'aimerais bien être invisible ♂

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MessageSujet: ♀ Moi aussi j'aimerais bien être invisible ♂   Jeu 4 Fév - 20:41


♀ Moi aussi j'aimerais bien être invisible ♂    



You're
very interesting

▬ Morgan W. Carlton


"C'est vraiment chouette l'Europe. Tu devrais venir nous rendre visite à ton père et moi. Je doit te laisser ma chérie."


Tu parle d'une matinée... Et puis, depuis quand elle m'appelle ma chérie. C'est étrange, depuis que mes parents sont parti vivre sur un autre continent cette femme qui se dit être ma mère est bien plus maternel qu'avant. Bien trop maternel et je n'aime pas ça. Surtout venant d'une personne aussi fausse. J'suis de mauvaise humeur grâce à elle, géniale. Et pour couronner le tout, voilà que la promotion de son nouveau film est diffuser un peu partout.

De la caféine, une, deux, trois gorgées. C'est chaud et réconfortant, mais bien loin d'être suffisant pour me faire oublier ce mauvais début de journée.
Je suis bien dans mon antre, mon petit atelier au sous-sol. Cette pièce magique ou personnes n'est jamais venus est comme une armure, je pense que chaque personnes à un lieu qu'il apprécie et moi, c'est bel et bien cette pièce. Malheureusement je ne peux pas y vivre, bien trop p'tit vu tout le bordel mais, c'est mon petit monde et il est bien comme ça !

Musique à fond, il est temps d'attaquer la journée. Midi pointe presque le bout de son nez, je ne suis toujours pas prête et d'ici deux heures je doit être à Saotome. J'opte pour une tenue plutôt sobre, un simple chemisier blanc et une jupe feront l'affaire aujourd'hui. J'attache rapidement mes cheveux avec un petit ruban mauve, j'enfile mes chaussures, j'attrape mes clefs et me voilà partie.

... Are you kidding me ? Cette foutue voiture ne démarre pas ! Bordel mais cette journée va vraiment me rendre folle. J'insiste pas ! *Claquement violent de portière*
"Bordel de merde !"
Et voilà cette voisine qui fait son outrée, oh c'est vrai, une lady ne devrais pas être vulgaire. Ouais tu parle, moi une lady, bonne blague. pas de temps à perdre, il ne me reste plus cas faire le chemin à pieds et l'académie n'est pas toute proche. Enfin, un peu de marche ne pourra pas me faire de mal et m'aidera sans doute à calmer un peu mes nerfs à fleur de peau, j'espère.

Le temps est plutôt clément et c'est une bonne chose. Si jamais il se mettais a pleuvoir maintenant... Autant me foutre à la guillotine tout de suite ! J'en profite pour regarder les boutiques en vitesse, juste les vitrines, je n'ai pas le temps de trainer ! Cependant le disquaire est sur ma route et dieu seul sait à quel point j'adore ce lieu qui me permet d'étoffer ma collection de vinyle déjà bien fournie.

Enfin, j’aperçois l'académie, mon périple touche à sa fin.

~La petite colombe est enfin arriver~

~ Petit canari est-tu prêt ?~
~Car nous allons danser !~

Je suis arrivée à l'heure et j'ai même encore le temps de manger quelques chose avant la reprise des hostilités. Un sandwich aux oeufs fera l'affaire.

"Mademoiselle Shiodome, vous ressemblez tellement à votre mère. Vous êtes tout aussi belle et talentueuse qu'elle. Je me souviens de vous lors de vos début sur scène, il n'y à pas à dire, vous savez occuper la scène tout aussi bien qu'elle !"

C'est pas vrai, stop. S'il-vous-plait arrêtez. Je n'en peux plus, lâchez moi avec cette femme. Les nerfs à vif. Je... Je vais exploser !
Restons calme... Calme. La journée viens à peine de commencer, c'est pas le moment Kiko. La salle de classe n'est pas loin et il me reste un peu moins d'une heure de libre. Les nerfs lâche, la porte claque. J'ai les joues rouge de rage, les poings serrez. The beast is unleash !
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MessageSujet: Re: ♀ Moi aussi j'aimerais bien être invisible ♂   Ven 5 Fév - 13:14




La tête dans les nuages. Les pensées entre deux étoiles. Et le coeur certainement perché, accroché, à la courbe délicate de la Lune. Impossible, ce soir-là, pour Morgan de trouver le sommeil. Installé dans son appartement, il se sentait comme préoccupé, y faisant les cents pas. Sa mère l'avait appelé, quelques heures auparavant, pour prendre de ses nouvelles. Mais en prenant des siennes, il avait apprit qu'elle était tombé malade. Chose tout à fait ordinaire pour beaucoup, certes, mais pas pour sa mère d'une santé très fragile, aux anti-corps presque toujours inutiles. Il réussit à obtenir d'elle la promesse qu'elle irait voir un médecin au plus vite, et l'appel se termina sur quelques mots d'amour, quelques encouragements. Mais ce n'était pas suffisant pour le rassurer. Son père, faisant attention au moindre yen, jouerait certainement le difficile, et couvrirait sa mère de remèdes naturels pas toujours très effectifs. Malheureusement, il n'y avait rien à faire contre le patriarche. Avec le temps, rien ne s'améliorait le concernant, rendant sa relation avec son fils unique relativement distante et complexe. Malgré cette peine de voir son père devenir ronchon, désagréable, parfois même à la limite d'être colérique, il ne pouvait rien faire. Après tout, il l'avait certainement deçu, et toute cette histoire d'agacement était certainement issue de son comportement atypique. Il soupira, en se laissant tomber en arrière sur son lit, y rebondissant sans toutefois en rire comme à son habitude. Ses grands yeux bleus fixaient le plafond, dans un air découragé. La journée de demain allait être longue. Il le savait parce que sa mère tournait dans son esprit, ainsi que toutes les inquiétudes qui y gravitaient. Il ferma petit à petit les yeux, fatigué par tant d'émotions différentes, et s'endormit sans même avoir prit la peine de se mettre en pyjama.

Le matin venu, lorsqu'il ouvrit les yeux, il constata être à la limite d'être en retard. Il avait si mal dormi qu'il avait fini par dormir d'un sommeil de béton, d'un sommeil réparateur et sans rêve. Depuis qu'il avait rejoint l'académie, étrangement, il ne rêvait plus. Tous ses efforts l'épuisaient, l'offrant à un sommeil de bébé chaque nuit venue. Il se leva, difficilement, en traînant un peu les pieds, et se rendit à la salle de bain pour aller prendre une bonne douche, laver ses cheveux, et se réveiller sous un peu d'eau froide. Ce n'était pas désagréable, en réalité ! Il fallait juste être habitué. Lorsqu'il sortit de la douche, il manqua de glisser et, dans un petit cri aigu, se rattrapa de justesse à son lavabo, dans un instant de panique. La journée, oui, allait être longue... Il fit sécher ses cheveux, l'esprit encore ailleurs, décidant de ne pas les toucher aujourd'hui pour ne pas prendre le risque de réellement arriver en retard et s'empressa de s'habiller, traversant en vitesse le couloir en serviette de bain. Un débardeur noir, un t-shirt un peu plus large décoré de la tête du Joker, un short avec en-dessous des collants avec des motifs tête de chat au niveau de l'avant/haut de ses cuisses et, pour finir le tout, ses convers pour ne pas être entraîné sur le chemin. Il enfila en vitesse sa veste, prit son sac et fila comme l'éclair. Rapide vérification du fait que la porte soit correctement fermée et en route ! Il descendit au local vélo, pour en sortir le sien et se percha sur la selle pour pédaler à toute allure. En laissant le vent frais caresser longuement ses joues, il retira ses pieds des pédales dans un pente et se laissa porter, nettement plus expert en vélo qu'en rollers, heureusement pour lui. Enfin, il arriva près de l'académie et, pour n'embêter personne qui marchait, il descendit de son vélo pour continuer le chemin à pied. Il regretta, comme souvent, n'avoir pas de montre, mais à l'allure à laquelle marchaient les autres, il devait être dans les temps. Il rangea son vélo, en rentrant dans l'académie, et rejoignant sa classe, s'attela à attacher ses cheveux en un chignon rapide à l'aide d'un crayon, deux longues mèches brunes encadrant cependant encore son visage, en retombant vers son poitrail. La magie de l'effet coiffé/décoiffé, c'est qu'on a de l'élégance sans trop d'effort ! Son sac sur une épaule, ne se formalisant pas de ceux qui le regardaient bizarrement du fait d'avoir un sac-à-dos sous la forme d'un panda, il arriva pile à l'heure, comme presque tout les jours, en se demandant quand il parviendrait à être réellement ponctuel. Bah, mieux valait être tout juste à l'heure qu'en retard !

Les cours se déroulent tranquillement, plus ou moins, avec le taux habituel de surprises, avant que n'arrive enfin la pause déjeuner. Heureusement pour lui qui n'avait rien mangé, il mettait toujours un petit quelque chose dans son sac en rentrant chez lui, pour le lendemain. Restant dans la salle de classe, parce qu'il n'aimait pas l'agitation du réfectoire, il fit de timides signes d'au revoir aux camarades qui sortaient et, enfin seul, soupira en laissant retomber sa tête lourdement contre son bureau. Facedesk. Il... Avait oublié. Il remit son sac à sa place et, fermant les yeux, profita du silence à peine perturbé par le son des pas des autres élèves dans le couloir. Peu importe comment il regardait la situation, il se sentait exactement comme lors de sa première année à la Saotome Gakuen. Et pourtant, le niveau ne faisait que grimper de plus en plus, manquant parfois de peu de le laisser sur le carreau. Peut-être aurait-il dû demander à descendre d'une classe pour mieux tenir le rythme ? Hélas, ce n'était pas possible. Il n'y avait pas réellement de changement de classe demandé par les élèves, dans cette école. C'était un point entièrement géré par l'administration, et les listes d'élèves semblaient pratiquement immuables. Trop de pensées compliquées pour lui, il finit par s'endormir sur son bureau, profitant enfin de repos. Mais ce fut de courte durée. La porte de la classe claqua un grand coup sec et, relevant petit à petit la tête, il regardait la cause de toute cette violence. Une petite demoiselle, les joues rouges, les poings serrés au point d'en blanchir ses articulations, venait de rentrer comme une furie dans la classe. Et à priori, ce n'était pas sa présence qui l'embêtait. Peut-être que, encore une fois, on ne l'avait pas vu ? A croire qu'il ne faisait toujours qu'un avec son environnement. Peut-être aurait-il dû se lancer dans une carrière de ninja, plutôt qu'une d'idole ? En se redressant encore, peinant à garder les yeux ouverts, il glissa ses doigts dans ses cheveux à la recherche de ses grelots. Mais.... Non. Eux aussi, il les avait oubliés ce matin-là. Il soupira et, tentant de se faire remarquer, attrapa son sac pour le serrer entre ses bras, appuyé contre sa poitrine, espérant que le panda serait plus visible que lui. Enfin, quand il cru attraper l'attention de son opposante, il osa, tout bas, prononcer quelque mot dans un japonais à l'accent britannique :  

- Bonjour, mademoiselle.  


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MessageSujet: Re: ♀ Moi aussi j'aimerais bien être invisible ♂   Dim 7 Fév - 3:28


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▬ Morgan W. Carlton


❇❇❇❇❇❇❇❇



Colère. Rouge. Torrent destructeur. Force inégalable. Notre petit oiseau est fait de lave fusion. Et pourtant tu sais que cela est inutile. Après tout, toi, tu sais qui tu es. Et tu connais la vérité. Cette immonde créature, tu ne lui ressemble pas. Ne te laisse pas emporter pour si peu petit oiseau, il serait dommage que tu en perde la raison.

Deux notes. Douce et gracile. "Bonjour, mademoiselle". Voilà qui est curieux, toi qui pensait être seule dans ce refuge de fortune, voilà que tu découvre un petit canari perdu. Mais, qui est-il ? Que fait-il ici ? L'oiseau observe son interlocuteur comme-ci il était un tout jeune oisillons prêt à quitter son nid. Envole toi, libère toi !
Elle semble si fragile. Elle ? Non, il. Oui "il". Cette voix douce en apparence garde quand même une teinte légèrement virile, à peine audible.

Tête inclinée.  Oui tu le connais, tu as son nom au bout des lèvres. Cet être fascinant, frêle et à peine visible. Toi aussi tu aimerais être invisible n'est-ce pas, Kiko ?
Un long et lent soupire en guise de réponse. Le petit oiseau semble agacé, vraiment. Cependant ce n'est pas toi, petit canari, qui en est la cause. Oh rassure toi, elle ne te fera rien. Pas encore.
Elle s'avance, lentement, très lentement. Et après de longue seconde lle termine devant toi. Petit sourire. Le brasier semble s'éteindre petit à petit.

    «  Bonjour, monsieur Carlton. Ou devrais-je dire Morgan  »

Oui oui, tu ne rêve pas. Elle à bel et bien prononcer ton nom. Toi, le soi-disant fantôme.
Le sourire se fais un peu plus intense et elle te fixe avec passion. Si intensément que cela en deviendrai presque dérangeant. Elle te regarde, du haut en bas, de gauche a droite. Encore et encore. Sans un mot. Elle souris de plus bel et semble très satisfaite de ce qu'elle voit. La mémoire photographique de notre petit oiseau à déjà fait son œuvre, sans doute deviendras-tu une muse, SA muse.


    «  Excuse moi, je suis entrée ici pour éviter d'exploser devant tout le monde. Je pensait être toute seule mais c'est raté  »

Et elle esquisse un dernier sourire. Le regard un peu fuyant, impressionnée par le charme singulier que dégageait cet étrange personnage.
Un genre enfantin, illusion d’un monde parfait. Pays des contes et merveilles, où rien ne peut arriver. Pays où le bien ressort toujours vainqueur, pays des songes et des merveilles. Pays illusoire, pays chimérique, pays tout en vous tenant la main, vous mènera sur un tout nouveau chemin…
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MessageSujet: Re: ♀ Moi aussi j'aimerais bien être invisible ♂   Dim 7 Fév - 12:17



Comme toujours, depuis toujours, Morgan avait été parfaitement ignoré. Pas volontairement, bien sûr, mais parce que sa présence même était si effacée que personne ne se rendait compte qu'il se trouvait ou non dans une pièce. C'était un réel problème pour une idole, surtout en partant du principe que la plupart de ses camarades étaient si charismatiques que l'on restait accroché à eux. Bien évidemment, Morgan possédait aussi cette capacité, une fois que l'on s'était rendu compte qu'il était là, mais encore fallait-il que l'on le voit ! Pour que cela se fasse, de peur de faire sursauter la professeur comme cela arrivait parfois aussi aux autres, il avait pensé faire sonner les grelots qu'il accrochait toujours dans ses cheveux mais ce matin-là, réveil brusque oblige, il les avaient oubliés certainement sur le bord de son lavabo en allant prendre sa douche. Chanceux qu'il était, cependant, son style vestimentaire pouvait parfois aider à se démarquer du reste des meubles. Ainsi, il avait tenté d'attirer l'attention de l'enseignante à l'aide de son sac-à-dos en forme de panda et, à voir le visage de celle-ci se tourner vers lui, il fut rassuré de voir qu'il avait réussit. Souvent, les gens sursautaient, parfois certains poussaient même de petits cris, si bien que pendant sa première année de cours il avait premièrement eu le surnom de "fantôme". Les japonais, l'enfance choquée par The Ring, l'avaient même quelques fois surnommé Sadako. Ce qui, bien sûr, n'était pas très valorisant. Mais le brun avait fait de nombreux efforts, en commençant par varier d'un jour à l'autre son style vestimentaire, afin de n'être jamais parfaitement implanté dans un décor. Il s'était fait quelques amis et bien sûr, lorsqu'il était avec eux, il était impossible de le rater. Mais la bonne nouvelle du moment restait encore que la professeur n'avait pas sursauté ! Chose plus surprenante et sympathique encore, elle s'était adressée à lui :

«  Bonjour, monsieur Carlton. Ou devrais-je dire Morgan ?  »

Ses grands yeux bleus s'arrondirent légèrement plus, s'ouvrant comme deux fenêtres vers les profondeurs de l'océan. Elle l'avait appelé par son nom, mais aussi par son prénom ! Pratiquement personne ne s'en souvenait jamais. Il resta là, à sa place, debout, serrant doucement son sac-à-dos panda contre lui, sans trop savoir s'il fallait qu'il réponde à cela. Elle pouvait bien l'appeler comme elle voulait, tout le monde agissait de la sorte, du moment qu'il ne finissait pas affubler de surnoms bizarroïdes tout lui allait ! Morgan n'était pas quelqu'un de compliqué. Il vivait simplement, au jour le jour, en tentant de survivre dans un monde duquel il n'était pas issu. Ce n'était réellement pas simple pour lui de tenir tête à des gens qui avaient l'argent et la réputation de leur côté, quand il devait encore pagayer par ses propres moyens pour premièrement obtenir ceux-ci. Pendant un court instant, son petit fragile accéléra dans sa poitrine chétive, le remplissant d'un éclat de joie, d'une jolie sérénade. Quelqu'un qui se souvenait de lui, ça ne courait pas vraiment les rues. Pourtant, ça ne fut que de courte durée. Elle se mit à le fixer, un sourire indescriptible aux lèvres, le regard presque perçant d'intensité. Avait-il fait quelque chose de mal ? Peu confiant, Morgan s'interrogea, se redressant un peu plus pour se tenir maladroitement de sa petite taille, espérant ne pas avoir glissé sans le vouloir sur un terrain miné. Mais non. Elle restait là, à le fixer, voyageant son apparence de ses immenses yeux verts, si bien qu'il se sentit presque comme mit à nu, rougissant instinctivement sans plus savoir quoi faire. Ses jambes se mirent à trembler légèrement, le faisant lutter pour rester debout, alors qu'il hésitait entre baisser la tête d'une honte inexpliquée, et la tenir droite pour prouver que lui aussi pouvait aussi bien que les autres supporter la pression d'un regard. Elle reprit la parole, surprenant si bien le métisse qu'il redressa son angle de vision, d'un coup sec, sans vraiment savoir ce qu'il devait regarder pour sa part, ne souhaitant pas laisser croire à l'enseignante qu'il participait à lui coller à la peau la réputation qui lui courait sur le dos à l'académie à cause de ses propres parents. Il en connaissait hélas trop, des gens devant tenir la barre du travail d'un autre.

«  Excuse moi, je suis entrée ici pour éviter d'exploser devant tout le monde. Je pensais être toute seule mais c'est raté.  »

Était-ce là un reproche dissimulé ? Peut-être aurait-il mieux fait de ne pas être là ? Il pencha légèrement la tête sur le côté, baissant ses sourcils dans un profond air de réflexion, troublé cependant par son visage en lui-même encore porteur d'un vague air assoupi. Il n'avait pas assez dormi. Impossible pour lui d'être objectif, productif, ses pensées s'emmêlaient toutes entre elles, rendant encore la tâche de l'observation plus complexe encore. Mais elle ne semblait pas porter par de mauvaises intentions. Elle le regardait, dans un léger sourire, avant de fuir légèrement sa vue. Peut-être lui était-il insupportable de voir un homme dans cet "état"...? Morgan cru bien paniqué, ne supportant pas ces situations où il ne comprenait pas la pensée de la personne d'en face, se refusant lui-même à être confiant face au suspense. Il hésita un petit temps, comptant les secondes en espérant ne pas devoir partir de la salle de classe où, à l'écart des autres, il se sentait suffisamment tranquille pour ne pas paniquer à chaque tournant de couloir. Les autres élèves étaient tellement impressionnants... Puis, il remarqua qu'elle ne semblait pas vouloir en dire plus et, pour ne pas paraître indiscret, il songea à une réponse qui ne demande rien, avant d'oser entre-ouvrir les lèvres, la voix légèrement tremblante :

« Je vous demande pardon, mademoiselle Shiodome. Je... Je comprends tout-à-fait ce sentiment. Alors peut-être que... Peut-être que vous voulez que je sorte ? »

Embarrassé, il tendait et détendait ses jambes à tour de rôle, un peu comme s'il sautillait sur place sans toutefois quitter le sol. Il ignorait totalement si la professeur souhaitait avoir une compagnie neutre, ou si elle espérait se retrouver en tête-à-tête avec elle-même. Mais Morgan lisait dans ses yeux qu'elle avait des ennuis. Qu'elle n'était absolument pas, elle non plus, en accord avec elle-même. Rien d'étonnant, en réalité, quand l'on entendait quiconque lui parler. Mademoiselle Shiodome était sans cesse comparé à sa mère, comme si elle était forcée de marcher dans ses pas. Il ne vivait pas cette situation, heureusement pour lui d'ailleurs, mais beaucoup de ses camarades de classe subissait ce même désagrément au fait d'être les enfants de célébrités diverses. Ils avaient tous placé la barre très haut, et ces gens devaient l'atteindre du premier coup, et toujours la surpasser, s'ils voulaient pouvoir respirer. Il baissa un peu la tête, les yeux humidifiés par toute la compassion qu'il avait pour l'enseignante. Il avait songé à rassembler ses affaires, une de ses mains s'étant même avancé vers son bureau pour tenter de récupérer sa trousse mais, après un autre temps d'arrêt, il avait finalement abandonné cette idée. Il allait peut-être se ridiculisé, ou être envoyé sur les roses, mais il ne pouvait pas laisser une personne, enseignante ou pas, avec ce sentiment de mal-être. Il releva la tête, en luttant pour ne pas pleurer, lui qui était si sensible, avant de décrocher un sourire tout naturel, ampli de tendresse.

« Je trouve que... Que... Je trouve que vous êtes une... Une très bonne enseignante ! Vous êtes unique, mademoiselle Shiodome...! »

Il posa son sac-à-dos sur sa chaise, pour ne pas donner l'impression de se cacher derrière et se mit à triturer ses doigts entre eux, installés et croisés au niveau de son ventre, cherchant ses mots. Il aurait aimé savoir quoi dire, mais tout était tellement embrouillé dans sa tête qu'il lui était impossible d'aligner quatre mots à la suite. Il prit une légère respiration, un peu fébrile, avant d'expirer, tentant de se souvenir des exercices de respiration de la classe de chant pour se maintenir confiant. Mais c'était beaucoup plus compliqué quand son coeur s'appliquait à frapper à toute allure, accélérant sa respiration malgré lui.

« Je sais que beaucoup de gens doivent vous dire ça pour vous amadouer mais... Mais j'aimerais que vous ayez confiance en ma sincérité... Même si j'ai l'impression que dire ça me confond avec tout le monde... »

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MessageSujet: Re: ♀ Moi aussi j'aimerais bien être invisible ♂   Jeu 11 Fév - 1:55


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❇❇❇❇❇❇❇❇


Rêve. Et si seulement tout ceci n'était qu'un piètre rêve. C'est ça, en réalité je suis enfermée dans une capsule cryogénique dans un vaisseau alien. Si seulement tout ceci ne pouvais ne pas être réel, cette vie. Toujours être comparer, jamais apprécier à sa juste valeur. Toujours avoir des portes qui s'ouvrent facilement par le simple fait d'avoir un nom de famille célèbre. Ai-je dit rêve ? Permettez-moi de rectifier. Ceci n'est qu'un cauchemar.

Poupée de porcelaine perdue dans ce monde infernal, poupée de porcelaine toujours obligée de rester dans l'ombre de sa créatrice. Artiste incomprise qui ne demandais cas s'exprimer, depuis son plus jeune âge, depuis sa plus tendre enfance. Poupée de porcelaine aux rêves totalement différents de l'avenir que l'ont voulais lui tracer. Un chemin droit, net, sans aucune bavure. Poupée de porcelaine, coquille vide érrant parmis les vivants. Marche lentement et douloureuse. Descentes aux enfers. Et... Et pourtant elle garde toujours son éternel sourire, lumière infinie qui vous comble de chaleur, de joie, de bienveillance. L'ange de lumière qui veille sur vous, oui vous. Toi ? Peut-être.

Ceci est l'histoire de deux petits oisillons, deux êtres qui semble si opposé, et pourtant... Et pourtant. Il était une fois ?
Arrêtez. S'il-vous-plait. Ne me regarder pas. Je vous... Je vous en supplie. Je n'aime pas ça. Je ne veux pas de cela. Laissez-moi. Abandonner moi. S'il-vous plait... Il n'aime pas cela, non il n'aime pas. Il n'y a aucunes mauvaises intention pourtant. Peut-être n'est-il pas fait pour ce monde de lumière. Peut-être qu'il vaut mieux pour lui de continuer à n'être qu'une ombre. Insignifiante. Invisible.
Il veux fuir, solution de faciliter. Mais tu doit t'accrocher mon jeune padawan. Accepte ton destin car j'en suis convaincue, un jour tu brillera de mille-feux. Peu importe le temps qu'il te faudra, tu brillera.
Le fantôme semble comprendre et être plein de compassion pour son jeune professeur.

Le sentiment de malaise est toujours présent, cependant le jeune homme se résoud à rester et il continue son chant. Des notes cristallines, douce, très douce même. Le voilà, enfin. Enfin quelqu'un capable d'apprécier Kiko à sa juste valeur. Enfin quelqu'un qui ne la réprimande pas d'avoir mis fin à sa courte carrière d'idole pour se consacrer à sa passion, l'art. Et quoi de mieux que de partager une passion avec d'autres êtres vivant tous aussi extraordinaire les uns des autres.

Poupée de porcelaine sous les feux des projecteurs. Elle s'illumine sous le compliment. Visage radieux. Elle relève lentement le regard vers sa muse et aussi lentement elle le laisse fuir de nouveau. Peut-être deux ou trois fois. Une chose est sûr, elle est mal à l'aise mais essaye de le cacher. Elle relève de nouveau ses deux iris. Un léger sourire au coin des lèvres, elle ne fait rien d'autre que d'admirer cette future star avec un regard bienveillant. Et elle le fixe encore un peu. Combien de temps ? Je n'en sais rien, peut-être vingts, trente, quarante secondes, allez savoir. Mais cela n'est pas bien important.


    «  Porter le nom de Shiodome n'est pas simple tout les jours. Mais de superbe personnes tel que toi rende ça plus supportable. Merci  »

Son visage étincelant redevient terne et fuit de nouveau le regard de l'élève.

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MessageSujet: Re: ♀ Moi aussi j'aimerais bien être invisible ♂   Ven 12 Fév - 20:07



Depuis sa plus tendre enfance, Morgan avait toujours été une bonne personne. Il avait tout prit, toutes les difficultés, sans jamais rien en dire à personne. Il avait connu les brimades, les agressions verbales comme physiques, et avait tenu bon coûte que coûte. Il avait pensé, sans cesse, que sa différence était un véritable soucis pour ses parents, raison pour laquelle il avait gardé le silence. Ceux-ci, depuis sa naissance, avait vu grandir un petit ange. Morgan, toujours souriant, était compatissant, généreux, et semblait nourrir un ardent désir de faire le bien autour de lui, de sortir ceux en danger, dans des situations problématiques, du joug des affres d'une vie difficile. Il avait, à l'école, prit l'habitude d'apporter beaucoup de feuilles, pour pouvoir en donner à ses camarades en ayant besoin, et avait parfois travaillé tard pour faire des résumés des cours à ceux qui semblaient ne pas les avoir comprit. Il avait parfois fait des nuits blanches, en cherchant des solutions à de grands problèmes, parce qu'il ne supportait pas d'être inutile. Et il n'avait jamais été récompensé. Les gens, qui vont et viennent, l'oubliaient presque aussitôt, ne remarquaient pas sa présence, la moindre de ses petites bonnes actions. Mais il n'avait jamais tenté de se faire remarquer non plus. Morgan, toute son enfance, toute son adolescence, eut le coeur à rester dans l'ombre, dans laquelle il savait que sa présence ne gênerait personne.

Et sa mère, bienveillante, baignant dans tout son amour maternel, l'avait gardé, protégé, veillé et aimé. Elle avait tout fait pour lui, allant parfois jusqu'à rappeler à son mari que, peu importe ce que pouvait être l'apparence de Morgan, il restait leur fils. Sans trop comprendre certainement, elle avait prit sa défense, le soutenant afin de lui permettre de ne pas avoir honte. Son enfant, qu'elle avait imaginé devenir un beau jeune homme, qui lui offrirait des petits enfants, avait prit un autre chemin, mais elle avait refusé de fermer les yeux et de le renier pour sa singularité. Peut-être, en un sens, la gentillesse de Morgan venait-elle de là, de cette personne adorable qui l'avait bordé, qui lui avait caressé les cheveux à chaque fois qu'il y avait de l'orage ? Il avait cru se perdre, faire honte à ses parents, avait longtemps douté de lui-même, mais maintenant il ne semblait plus y avoir de personne suffisamment forte pour réduire sa volonté au silence. Sa mère lui avait donné la chance immense de pouvoir se battre pour ce qu'il était, pour que les gens l'acceptent ainsi, l'admirent pour sa différence au lieu de l'éviter. Et même s'il était toujours aussi timide, Morgan s'était changé en guerrier. Il avait mené ses batailles avec droiture, avec fair-play, et était parvenu à ce point bien précis de son existence. En regardant son enseignante, il décela en elle ce même feu. Cette petite flamme, toujours secouée par le vent, qui résiste pour ne pas s'éteindre, pour demeurer intacte. Mademoiselle Shiodome était très proche de lui, en un sens, à toujours naviguer à contre-courant.

La professeur, un instant, repose son regard sur lui, lumineuse d'une joie qu'elle ne semble pas apte à cacher sur l'instant. Mais ce partage ne dure réellement qu'un instant, un minuscule temps, avant qu'elle ne reprenne d'esquiver ses yeux. Quelques fois, avec furtivité, elle le perd encore, semblant hésiter. Et c'est bien là tout ce qui donne du fil à retordre au métisse qui, face cet agissement, ne sait plus jamais comment et où se positionner. Peut-être, finalement, gêne t-il vraiment ? Il reste sur place, tant qu'elle ne lui dit pas d'en bouger, et tente de décrypter son agissement, quant bien même son esprit soit encore plongé dans la brume de ses rêves. Un sourire, bientôt, vient tordre doucement le visage de son enseignante et, par instinct, sans trop savoir s'il est ironique, Morgan y répond tout naturellement, tentant de résister à l'envie de torturer ses cheveux à cause de sa nervosité. Il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Et pourtant, dans la salle, le temps est en plein suspend, il semble s'être arrêté, figé. Et c'est le calme plat autour d'eux. Il n'y a plus le bruit des pas des autres, juste leurs regards qui s'opposent sans violence, sans mauvaise pensée, imposant involontairement cette tension palpable.

«  Porter le nom de Shiodome n'est pas simple tout les jours. Mais de superbes personnes telles que toi rendent ça plus supportable. Merci.  »

Un véritable feu d'artifice. C'est ce qui, soudainement, explosa dans la poitrine du jeune homme. Enfin, aujourd'hui, il s'était rendu utile. Penchant légèrement la tête sur le côté, il se mit à sourire tout grand, radiant de son bonheur qu'il espérait voir communicatif, pleinement satisfait d'avoir, à priori, un peu alléger la journée de sa professeur. C'était aussi son petit plaisir, de mettre à l'aise les gens, certainement par sa naïveté d'enfant, et de leur rendre service, leur donner un moment, même cours, leur permettant de souffler. Jamais de sa vie Morgan n'avait jugé quelqu'un. Et pourtant, c'est une action, hélas, devenue populaire dans la société. On faisait des commentaires baveux sur untel et untel pour un rien, pour influencer les autres, pas toujours pour protéger leurs nouvelles connaissances. Il n'ignorait pas que des rumeurs avaient certainement couru sur lui pendant sa scolarité, et ne souhaitait pas imposer aux autres ce dont il avait été victime. Il se faisait, ainsi, toujours son propre avis sur les gens. Parfois, il finissait blesser, mais au moins, il toujours neutre.

« Je... Je suis heureux si j'ai réussi à vous être agréable e-en quoi que ce soit ! »

Eeeeet, le silence revint à sa place. Morgan, qui n'avait plus bougé ou presque depuis l'arrivée fracassante de l'enseignante, restait là, comme un poteau, à ne pas savoir quoi faire. Et il fallait trouver quelque chose à faire pour la détendre, et lui permettre de reprendre ensuite avec une classe agitée d'esprits vifs. Il clos les yeux, en réfléchissant. Mais tout ce qui lui venait à l'esprit tenait de l'ordre de l'alimentaire. Il avait encore oublié de petit-déjeuner, et avait dormi si longtemps que la pause déjeuner, bientôt, allait toucher à sa fin. Les autres élèves allaient revenir, et il serait de nouveau aussi cordialement distant de la jeune femme, sans avoir eu la chance de lui venir en aide. Et c'était tout à fait problématique. Il r-ouvrit doucement les yeux, pour reprendre sa peluche et, comme un bambin, se cacha un instant derrière, cherchant dans sa manie de faire le pitre à changer les idées de la jeune femme en face de lui. Après quelques courtes secondes à jouer ainsi, il reprit malgré lui son sérieux, ayant envie d'être sincère et de s'ouvrir un peu. Il hésita encore un peu, et puis revint s'asseoir sur sa chaise, le regard ampli de tendresse et de nostalgie.

« Je ne suis pas habitué à parler aux gens... J-Je viens d'un autre monde que les autres élèves, mes parents ont dû faire un prêt pour me permettre de m'inscrire ici... Mais je suis persuadé que tout le monde a du potentiel, tout le monde, peu importe d'où nous venons. »

Il releva le regard, pour regarder l'enseignante. Et se remit presque aussitôt à sourire, alternant dans un naturel tout à fait désinvolte entre ses humeurs, comme s'il ne se contraignait à en amplifier aucune. Tout venait ainsi pour lui, selon le moment.

« J-Je suis certain que vous êtes là où vous voulez être. Ce qui fait de cet endroit l'endroit où vous devez être. P-peu importe ce qu'en pensent ou disent les autres, c-c'est votre vie, mademoiselle Shiodome. »  

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Dans quel ordre sont les bémols ?

MessageSujet: Re: ♀ Moi aussi j'aimerais bien être invisible ♂   Mar 16 Fév - 2:00


♀ Moi aussi j'aimerais bien être invisible ♂    



You're
very interesting

▬ Morgan W. Carlton


❇❇❇❇❇❇❇❇

Un son cristallin va crescendo, et les violons répondent à l’appel. Le piano les attire avec un charme ensorceleur.
Celui du concerto.


    «  Je ne suis pas habitué à parler aux gens... J-Je viens d'un autre monde que les autres élèves, mes parents ont dû faire un prêt pour me permettre de m'inscrire ici... Mais je suis persuadé que tout le monde a du potentiel, tout le monde, peu importe d'où nous venons.  »

Lumière, intense.


    «  J-Je suis certain que vous êtes là où vous voulez être. Ce qui fait de cet endroit l'endroit où vous devez être. P-peu importe ce qu'en pensent ou disent les autres, c-c'est votre vie, mademoiselle Shiodome.  »

Temples de cristal, lumière étincelante. Sur une pièce étrangement vide, le temps semble éteint pour deux corps filiforme. chaleur. Poupée de porcelaine, froide. Vide d'âme. Perdue dans les méandres du passé. Toujours derrière, toujours comparer. Toujours... Non, je n'en veux plus. L'Ange de lumière à tout à fait raison. Choix, nous faisons tous des choix. Tout les chemins ne mènent pas tous au même endroit, certains d'entre-eux nous amène dans des lieu magnifique, magique. Un monde enchanteur amplis de magie, de rêve et que sait-je encore.

L'heure tourne, tic, tac. Le temps passe et les deux êtres reste silencieux. Poupée regarde l'Ange, sans rien dire. Juste un sourire. Intense. Il comprend. Il n'est pas comme le commun des mortels. Non. Il comprend. ~Je l'aime déjà ce petit~ Des choix, un choix. Le choix de toute une vie.



    «  Tu sais Morgan, avant de devenir professeur à Saotome, je voulais devenir une idole, tout comme toi. J'y suis arriver, deux ans de calvaire tu peux me croire.  J'était à chaque fois comparer à ma mère. Toi, tu n'as pas cette charge sur les épaules, tu peux construire ton univers toi-même. Et je suis persuadée que tu deviendra très vite célèbre. Tu as de très bon résultat et je suis fière de toi, en tant que professeur.  »

Temps mort, la poupée reprend son souffle


    «  Cependant le monde reste cruel et tu es vraiment quelqu'un de très gentil. Peut-être trop. Ne te laisse pas marcher dessus et accroche toi. Ne fais pas les mêmes erreurs que moi  »

La poupée laisse échapper de nouveau un large sourire, cependant nous pouvons percevoir sur son visage une pointe de regret, peut-être avait-elle envie de revenir sur les devant de la scène et d'enfin construire son univers.

Le flot du temps reprend peu à peu vie, écoutent mon Ange, des oiseaux et un léger mistral. Agréable. La poupée fait volte-face et se dirige vers la fenêtre. L'Ange rester en retrait n'as pas son mot à dire. La fenêtre s'ouvre. Poupée, jolie poupée. Ma jolie petite poupée. Le vent souffle et les arbres commencent leurs chant. Dernière note de cristal résonnant parmi les cieux. Poupée, jolie poupée. Sur son bureau perché. Admire, admire l'horizon. Profite des moindres petits plaisir, en toute simplicité. Admirer la beauté de mère nature est un cadeau inestimable aux yeux de l'être de porcelaine.

Elle tourne la tête, lentement. L'Ange. Elle te regarde et t'offre son plus beau sourire avant de replonger son regard vers la beauté extérieur, dégustant son sandwich aux œufs qui était encore intact jusqu’à présent.


    «  Les cours reprennent bientôt, j'espère que tu as manger. Qu'est-ce que tu as comme cour après la pause ?  »

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MessageSujet: Re: ♀ Moi aussi j'aimerais bien être invisible ♂   Ven 26 Fév - 17:51



Morgan était rassuré. La professeur semblait se porter mieux, grâce à ses quelques mots. Il aurait aimé, bien sûr, en faire bien plus pour elle, mais sans jamais trouver d'autre idée. Il avait beau chercher, rien ne lui venait à l'esprit. De toutes façons, il était encore un peu dans les vapeurs du sommeil, en parfait équilibre entre l'éveil et l'étreinte protectrice et bienveillante de Morphée. En réalité, c'était certainement ce point bien précis qui faisait de lui ce jeune homme si mignon. Ses petits yeux, luttant pour rester ouverts, pétillaient toujours avec ce petit éclat adorable, cette lueur douce et amène, alors même qu'il semblait percher dans un autre monde. C'était certainement là tout son charme ! Un charme, bien sûr, cependant difficile à remarquer. Il fallait bien l'avouer : Morgan n'était pas aussi charismatique que les autres étudiants de l'école. Il les regardait, souvent, avec admiration, sans jamais songer rien qu'à l'idée de les imiter. Non, il était très particulier, mais il était au moins un peu... Un peu unique ? Il l'espérait. Il espérait que, d'un côté, une part de lui pouvait être suffisamment spéciale pour résister indéfiniment à la dureté d'un monde dans lequel il avait été jeté comme une gazelle dans la cage de lions. Certainement, face à sa gentillesse, les gens pensaient-ils que Morgan n'était qu'un idiot heureux. Mais lui savait tout le fin mot de l'histoire.

Il lui arrivait de remarquer que quelqu'un était méchant avec lui, sans jamais penser cependant qu'il n'y eut pas une raison derrière cette agissement. Tout naturellement, il connaissait la frontière entre le bien et le mal, la retraçant toujours dans son esprit du bout de ses doigts lorsqu'il devait prendre une décision. A sa façon, il choisissait presque toujours de privilégier les autres, sans vraiment que ceux-ci ne le remarquent. A cet instant bien précis, il se demanda pourquoi. Pourquoi était-il ainsi ? La question, qu'il senti comme venimeuse, glissa hors de son esprit, en l'espace d'un battement de cils. Que ce soit complexe ou non, que ce soit douloureux ou non, il fallait qu'il reste le même, toujours in-touché et intouchable, que toute la pureté de son esprit lui fasse office de barricade derrière laquelle s'abriter. Peut-être mademoiselle Shiodome avait-elle aussi une telle barricade ? Il la regarda, les yeux amplis de tendresse, en constatant que, malgré sa colère, malgré son embarras et ses regrets, elle se tenait toujours debout. Tout ce courage le fascina, mais il n'osa pas en dire quoi que ce soit, l'enseignante reprenant de parler :

«  Tu sais Morgan, avant de devenir professeur à Saotome, je voulais devenir une idole, tout comme toi. J'y suis arrivé, deux ans de calvaire tu peux me croire.  J'étais à chaque fois comparée à ma mère. Toi, tu n'as pas cette charge sur les épaules, tu peux construire ton univers toi-même. Et je suis persuadée que tu deviendras très vite célèbre. Tu as de très bons résultats et je suis fière de toi, en tant que professeur.  »

Il se mit à scintiller, quelques secondes à peine. Elle était fière de lui ? Il garda son sourire, timide, précieusement niché contre son coeur palpitant, en jetant à son tour son regard ailleurs. C'était bien le but de sa vie : de rendre ses connaissances et sa famille fiers de lui. Il savait qu'il ne parviendrait pas à décrocher la Lune, mais tentait tout de même de l'atteindre. Il avait cette volonté, à toute épreuve, et s'y accrochait de toutes ses forces, chaque jour, chaque heure, chaque minute. Même les secondes étaient témoins du courage qu'il déployait sans vraiment s'en rendre compte. Peut-être avait t-il l'air, de l'extérieur, pour les autres élèves, d'être un simple pantin, un garçon qui se levait et se couchait sans aucune pensée. Mais il était, depuis toujours, habité par l'envie de faire de sa différence une force, de se glisser suffisamment haut pour pouvoir briser ce plafond de verre derrière lequel se cachait les préjugés des gens. Il n'était pas anormal. Particulier, mais pas anormal. Et il souhaitait, de tout son coeur, trouver la force, et la garder, de se donner les moyens de soutenir tout ceux qui, comme lui, ne se sentaient à leur place qu'en étant hors de celle que l'on leur aurait attribuée. Il sortit de ses pensées, les yeux un peu ronds, en entendant la professeur prendre son souffle. S'était-il absenté longtemps ? Il ne lui sembla pas, bien heureusement, car l'expression de l'enseignante n'avait pas changé, lui laissant ce sourire si réconfortant.

«  Cependant le monde reste cruel et tu es vraiment quelqu'un de très gentil. Peut-être trop. Ne te laisse pas marcher dessus et accroche-toi. Ne fais pas les mêmes erreurs que moi.  »

Oui ! Le regard déterminé, le métisse hocha la tête. Mais avait-il seulement comprit le menace de cette phrase, allez-vous vous demandez ? Bien sûr. Comme son enseignante, il savait mieux que quiconque que son parcours serait parsemé d’embûches. Mais il n'était pas venu à Saotome les mains dans les poches, à sous-estimer la difficulté. Non non. Morgan était venu en toute âme et conscience, prêt à nager à contre-courant de la volonté des autres de le faire taire, de le laisser derrière. Il peinait à garder la tête hors de l'eau, certes, mais il refusait de se résigner, d'abandonner. Certes, parfois, il lui arrivait encore de pleurer seul, chez lui, déversant les flots de larmes que les accidents quotidien à l'école lui donnaient envie de verser. Parfois, dans un couloir, il se faisait bousculé, heurtait des portes que l'on ne lui tenait pas, était laissé à l'écart pendant les devoirs... Et c'était une véritable épreuve que te tenir face à la détermination des autres à le laisser de son côté. Malgré cela, loin de quitter le navire, il s'était fait quelques amis, peu nombreux mais qui le saluaient le matin, mangeaient parfois avec lui. Il n'était pas intrusif, alors il les laissaient seuls ensemble lorsqu'ils ne semblaient plus assez motivés pour rester à ses côtés, à attirer les regards désagréables. Cette situation lui suffisait, cependant.

Il reporta à nouveau son regard sur la professeur, un voile de regrets se baladant sur son visage de poupée de porcelaine. Peut-être souhaitait-elle revenir à la lumière ? Peut-être faisait-elle partie de ses gens qui s'étaient résigné à retourner dans les ténèbres ? Il l'observa, sans quelconque malice, quelconque méchanceté, le coeur battant plus doucement de cette sorte de nostalgie qu'il pouvait lire en elle. Elle devait briller de milles feux, sous les projecteurs, captiver... Mais elle était là, ici, avec lui. Et, comme lui, elle se laissait porter par le courant la plupart du temps, par peur de ne pas tenir la dureté des étoiles. Puis elle se mit à bouger. Comme légère comme une plume, elle se déplaçait facilement et, tout aussi simplement, alla se percher sur le grand bureau après avoir ouvert une fenêtre. En cette saison, le vent était encore un peu frais, mais rien de désagréable. Le métisse suivit son regard, le perdant à son tour à l'extérieur, sur ses arbres dont les branches ondulaient avec un accord divin. C'était si tranquille, si apaisant... Morgan se rassit, sagement, croisant ses bras sur son bureau pour y poser la tête, tournée vers la fenêtre pour admirer, depuis sa place, le ciel un peu gris. Il espérait qu'il allait pleuvoir. Pour une raison mystérieuse, il adorait la pluie. Le son de clapotis des gouttes sur les vitres le remplissait d'un sentiment indescriptible, qui lui rappelait les week-end où, sa mère s'occupant de repasser les affaires de la famille, il restait assit au sol, à regarder tomber la pluie. Il avait toujours été capable de rester là des heures. Mais peut-être ne pleuvrait-il pas, aujourd'hui ? Il laissa manger la professeur et, en entendant de nouveau sa voix, redressa légèrement la tête, soufflant vivement sur une mèche brune qui avait glissé entre ses yeux clairs.

«  Les cours reprennent bientôt, j'espère que tu as manger. Qu'est-ce que tu as comme cours après la pause ?  »

Il ouvrit de nouveau de grands yeux ronds. Oh, non ! Il avait encore oublié de manger ! Il sourit, d'un air un peu embêté, les joues teintées d'un rose timide, et tenta de se rappeler du cours qui arrivait. Mais pas moyen. Et où avait-il mit son emploi du temps, d'ailleurs ? Amenant son sac sur ses cuisses, il ouvrit le dos de la peluche pour fouiller un peu dedans. Il y avait ses petits cahiers, sa trousse, mais il semblait avoir encore oublié son emploi du temps. Peut-être était-il tombé quelque part ? C'était embêtant... Il allait certainement devoir rester jusqu'à la fin des cours, jusqu'à la fermeture de l'école, parce qu'il n'aurait pas de preuve du fait d'avoir fini les siens. Il garda un soupir découragé, gonflant un peu les joues, très discrètement, en reprenant de chercher encore dans son sac. Mais rien à faire. Il leva la tête vers le plafond, fermant ses yeux. Et il ne s'en souvenait vraiment pas... L'envie lui prit de se mettre une gifle, de se démoraliser, mais il se ressaisit bien vite. Ah ! N'était-ce pas philosophie ?! Il baissa la tête, pour regarder la professeur encore une fois, et reprit sa bouille un peu embarrassée, honteux de n'être pas certain.

« - J-je crois qu-que j'ai philosophie... »

Coup de chance pour lui, le système scolaire japonais était plus logique que l'européen. Pour chaque classe, il y avait une salle précise. Ce n'était donc pas les élèves qui se déplaçaient, mais les professeurs qui défilaient. Difficile de se perdre, de cette façon ! Il reprit de sourire, en reprenant conscience de ce détail et, dans un petit rire à peine audible, caché derrière sa main, se rassura. Pourtant, une question glissa à nouveau, venant se mêler aux autres dans sa tête. Mademoiselle Shiodome enseignait l'art. Il était donc plutôt évident qu'elle allait repartir et qu'il allait se retrouver seul dans la salle de classe. Un peu à contre-coeur, il redressa la tête vers elle, le regard peiné, sans trop lui-même savoir pourquoi, et murmura, trop embarrassé de cette petite émotion pour pouvoir parler plus fort :

« - V-Vous allez donc repartir, m-mademoiselle S-Shiodome ? »
 

H-R.P.:
 
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